Montréal
11:54 12 juillet 2015 | mise à jour le: 12 juillet 2015 à 23:27 Temps de lecture: 3 minutes

Une place publique sous l’autoroute 40

Une place publique sous l’autoroute 40
Photo: Yves Provencher/Métro

Des jeunes bénévoles veulent revitaliser grâce à l’art public le paysage de béton qui se trouve sous l’A-40, entre les arrondissements d’Ahuntsic–Cartierville et de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

L’initiative Parallèle 40, qui découle du mouvement Je fais mtl, a pour but de redorer les colonnes qui soutiennent la Métropolitaine, entre les rues Drolet et Henri-Julien, à l’aide de peinture et de pochoirs.

Selon Véronique Barry, du Forum des jeunes professionnels de l’Association des firmes de génie-conseil (AFG), qui organise le projet, Parallèle 40 a entamé des démarches pour obtenir la permission des deux arrondissements concernés. C’était une des conditions énoncées par le ministère des Transports du Québec (MTQ) pour qu’il donne son aval au projet. «Normalement, ça ne devrait pas tarder, c’est une question de jours», estime-t-elle.

Si tout va bien, des tests seront faits les 18 et 19 juillet, et la décoration aura lieu les trois week-ends suivants.

Mme Barry explique que l’idée lui est venue il y a une dizaine d’années, alors qu’elle étudiait non loin de là. Elle s’était alors dit qu’un bon coup de peinture pourrait revitaliser cet espace «moche».

«Il y a un potentiel infini. À New York, ils ont fait la High Line. Qu’est-ce qui dit qu’à Montréal, on ne pourrait pas avoir une piste cyclable sous la 40, un truc piéton ou un endroit où les gens peuvent circuler? se demande-t-elle. En ce moment, ça bloque les quartiers, ça les sépare plutôt que de les rassembler.»

C’est une opinion que partage Émilie Thuillier, conseillère de ville du district Ahuntsic, qui qualifie l’endroit de «no man’s land».

«Si on peut faire quelque chose à un endroit épouvantable comme le dessous de l’A-40, cet endroit de béton, cette fracture urbaine monumentale, tant mieux, croit-elle. C’est le genre d’endroit qu’on ne devrait plus avoir dans nos villes.»

Selon Mme Barry, un artiste créera des pochoirs, que des bénévoles pourront ensuite utiliser pour peindre les colonnes de béton. Une rangée de colonne aura comme thématique la nature, une autre, la ruelle et le milieu de vie, et une troisième, la ville.

«On veut créer un contraste avec ce qui se passe en haut. Sur la 40, c’est la grosse circulation automobile et la pollution. En bas, si tu prends une pause, c’est un parc», explique Mme Barry.

La campagne de sociofinancement de Parallèle 40 dure jusqu’au 27 juillet.

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