Montréal
14:10 19 juillet 2015 | mise à jour le: 19 juillet 2015 à 22:33 Temps de lecture: 3 minutes

Pas de berce du Caucase à Montréal en 2015

Pas de berce du Caucase à Montréal en 2015
Photo: Getty Images/iStockphoto

Malgré un avertissement partagé par plusieurs Montréalais sur Facebook la semaine dernière, qui mettait en garde contre la berce du Caucase, la Ville affirme n’avoir reçu aucun signalement de cette plante toxique sur son territoire en 2015.

Des infestations ont eu lieu en 2014 et en 2010, dans l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro et au parc Angrignon, mais elles ont été éradiquées, confirme la Ville. Dans ces deux endroits, la plante n’est pas réapparue depuis.

La berce du Caucase, une plante envahissante introduite aux Etats-Unis et en Ontario, et répertoriée pour la première fois au Québec en 1990, peut en effet causer des brûlures sévères chez certaines personnes. Selon le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (DDELCC), on retrouve la plante dans les régions de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches, en Estrie et dans le Centre-du-Québec.

Le ministère précise que près de 90% des signalements de berce du Caucase s’avèrent à être de fausses alertes. La plante ressemble en effet beaucoup à la Berce laineuse, qui est beaucoup moins dangereuse.

Selon Marie-France Larochelle, biologiste à Espaces pour la vie, on peut reconnaître la berce du Caucase aux taches pourpres sur sa tige et à son grand nombre – de 50 à 150 – de rayons floraux. La berce laineuse, elle, en a moins de 50, et le dessous de ses feuilles sont couvertes de poils blancs, alors que celles de la berce du Caucase sont lisses.

«Il ne faut pas paniquer quand on voit une plante qui ressemble à la berce du Caucase. Il y a de bonnes chances que ce soit de la berce laineuse», affirme-t-elle.

Pour provoquer une réaction, la sève de la plante doit toucher la peau, et celle-ci doit être exposée au soleil, selon Mme Larochelle. Par contre, ce ne sont pas toutes les personnes qui subissent une réaction sévère. «Les brûlures peuvent être plus ou moins importantes selon la sensibilité des gens. Ce n’est pas automatique sur tout le monde, explique-t-elle. J’ai une collègue ici au bureau qui dit : « Moi j’y touche, et ça ne me fait rien ».»

Elle précise qu’on peut être exposé à la sève en cassant les feuilles ou en cueillant les fleurs de la plante. Une personne qui passerait une tondeuse sur un spécimen de berce du Caucase pourrait aussi en recevoir.

Toute présence de la berce du Caucase peut être signalée au 1 800 561-1616.

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