Montréal
14:54 25 août 2015 | mise à jour le: 28 septembre 2015 à 19:35 Temps de lecture: 2 minutes

UberX: les chauffeurs de taxi pourraient monter le ton

UberX: les chauffeurs de taxi pourraient monter le ton
Photo: André Desroches / TC Media

L’activité de mobilisation tenue à Montréal aujourd’hui par les chauffeurs de taxi n’a pas eu d’impact sur la circulation, mais ils n’écartent pas l’idée de poser éventuellement des gestes qui pourraient perturber la métropole si le premier ministre Philippe Couillard continue de se montrer ouvert à l’idée de réglementer le service UberX.

Répondant à l’appel à la mobilisation nationale lancée par les plus importantes organisations de l’industrie, des chauffeurs de taxi ont manifesté pacifiquement dans plusieurs villes de la province. À Montréal, environ 1500 chauffeurs et propriétaires de taxi se sont réunis dans le parc d’affaires de Pointe-Saint-Charles.

Les leaders de l’industrie, dont le président du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi, Dory Saliba, ont demandé au premier ministre de renoncer à son intention d’encadrer UberX.

«C’est une concurrence déloyale», lance Abdel Alaoui, chauffeur de taxi à Montréal.

Si le choix du parc d’affaires de Pointe-Saint-Charles comme lieu de rassemblement visait à ne pas nuire à la circulation en ville, il pourrait en être autrement à l’avenir si le gouvernement ne bouge pas.

Chauffeur à Laval, Lalass Takla évoque la possibilité d’activités de perturbation à différents endroits tels l’aéroport, le pont Jacques-Cartier, le port et le centre-ville. Il parle d’opérations «escargot» où les taxis rouleraient au ralenti aux abords de ces endroits stratégiques. «Ça se ferait en toute légalité», souligne-t-il.

«Quand Couillard dit qu’il veut encadrer UberX, il rit dans notre face, s’insurge William Wallace, chauffeur à Laval. «C’est comme si j’installais une table à l’extérieur d’un bar et que je vendais de l’alcool quatre fois moins cher sans avoir de permis et sans payer un loyer. Les chauffeurs d’UberX mangent carrément dans notre assiette.»

Son collègue Lalass Takla est catégorique. «Encadrer UberX, pour nous, c’est non», laisse-t-il tomber.

Actuellement, les chauffeurs d’UberX ne possèdent aucun permis de taxi.

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