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Grève rotative à Gérald-Godin: une soixantaine de syndiqués manifestent

Photo: François Lemieux/TC Media

Les trois syndicats représentant l’ensemble des employés du cégep Gérald-Godin ont fait front commun en tenant une journée de grève jeudi pour dénoncer l’absence d’avancées satisfaisantes dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leurs contrats de travail.

C’est une soixantaine de syndiqués qui ont fait du piquetage devant les deux campus du collège à Sainte-Geneviève et Dollard-des-Ormeaux, paralysant toutes les activités du collège, le 29 octobre au matin.

Ils étaient une trentaine au campus principal du cégep à Sainte-Geneviève et le même nombre au campus de la formation continue sur le boulevard Saint-Jean à Dollard-des-Ormeaux. Certains portaient des pancartes arborant des slogans protestataires, d’autres des chandails ou des chapeaux arborant les mots «En grève».

Les syndiqués ont manifesté de 8h à 16h. Quelques-uns étaient postés sur le bord du boulevard Saint-Jean et sollicitaient l’appui des automobilistes qui plus souvent qu’à leur tour, klaxonnaient pour appuyer les grévistes.

Les syndicats dénoncent notamment la lenteur des négociations en cours.

«Jusqu’à maintenant, il y a eu des centaines de rencontres. Mais les négociateurs du gouvernement n’ont pas les mandats du Conseil du Trésor pour conclure des ententes. Donc le rythme des négociations est très lent», déplore la présidente du syndicat du personnel professionnel.

«Il faut que ça bouge. Ça fait presque un an qu’on est aux tables de négociations, mais il ne se passe rien. On parle de nos demandes et eux parlent de leurs demandes. On attend le Conseil du Trésor», avance le président du syndicat des professeurs(e)s Yves Jalbert

Quant à elle, la présidente du syndicat des employées et employés du cégep Ginette Gagnon s’est félicitée de la mobilisation des trois syndicats du collège.

«En étant en front commun, on a tous une même voix pour dire que l’austérité n’a pas de bon sens, mais ce n’est pas juste ça. On essaie de négocier une convention collective qui est décente pour tous. L’idée de se mettre tous ensemble c’est qu’on a le même but visé. L’union fait la force», affirme la présidente dont le syndicat représente les employés de soutien.

Un des points qui achoppe dans les négociations entre Québec et les syndiqués concerne le fait que le gouvernement proposerait de geler les salaires pour les deux premières années du nouveau contrat de travail en plus d’augmenter l’âge de la retraite à 62 ans.

Jeudi était la quatrième journée de grèves tournantes pour les syndiqués du secteur public. Quelque 115 000 travailleurs notamment en éducation et en santé qui débrayaient.

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