IDS-Verdun

Un nombre record de Verdunois à la défense des écoles publiques

Photo: Archives Métro
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Sept écoles primaires de Verdun ont été entourées par plus de 385 parents, enfants et résidents, qui se sont donné la main afin de dénoncer les coupures en éducation, le 2 novembre, juste avant la rentrée des classes.

Les parents ont ainsi joint leur voix à celle de milliers de citoyens aux quatre coins du Québec afin d’exiger du gouvernement un financement adéquat du réseau scolaire dans le cadre du mouvement «Je protège mon école publique».

«En coupant dans les ressources professionnelles, comme les orthopédagogues, nous privons les élèves en difficulté de suivis adéquats et réduisons aussi la capacité des professeurs d’accorder l’attention requise pour chaque enfant», se désole Ariane Bilodeau, maman d’un enfant en 4e année de l’école Notre-Dame-de-la-Paix.

C’est la troisième fois en autant de mois que les parents de l’arrondissement se mobilisent afin de protester contre les mesures d’austérité imposées par le gouvernement. Entamées par quelques écoles en septembre, les chaînes humaines se sont depuis répandues parmi les établissements scolaires de Verdun.

«Il est inacceptable que les enfants paient le prix de l’obsession du gouvernement à atteindre l’équilibre budgétaire. L’éducation de notre jeunesse, du CPE à l’université, doit être la priorité numéro un de nos gouvernants. L’austérité n’a pas sa place dans nos écoles», s’indigne Constantin Fortier, père de deux enfants à l’école Chanoine-Joseph-Théorêt.

Anne-Marie Turmel, dont deux des trois enfants fréquentent l’École Notre-Dame-de-la-Garde, renchérit. «Cette vision comptable de l’éducation a non seulement comme effet de limiter le potentiel de tous les enfants, elle a aussi des conséquences se répercutant sur la société en renforçant les inégalités sociales et en minant le principe d’égalité. Est-ce vraiment le genre de société dans laquelle on veut voir grandir nos enfants?»

Le mouvement «Je protège mon école publique» est né en mai dernier de parents et membres du Conseil d’établissement de l’école Saint-Jean-de-Brébeuf, à Rosemont, afin de dénoncer les compressions dans le réseau de l’éducation. Les chaînes humaines sont l’une de leurs initiatives.

Le 2 novembre, c’est plus de 260 écoles qui ont été «protégées» par environ 20 000 participants

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