La CSDM prête à accueillir les enfants de familles syriennes
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) se dit fin prête à accueillir les enfants des familles de réfugiés syriens, dont les premiers doivent arriver à Montréal ce week-end.
Métro a pu visiter le centre administratif de la CSDM, qui servira de premier point de contact aux familles syriennes qui s’établiront sur son territoire.
«On a entendu dire que les premiers avions arriveraient dans les prochains jours, mais on s’entend que, quand les gens arriveront, ça prendra sûrement quelques jours ou quelques semaines avant qu’ils viennent s’inscrire», juge la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon. Elle s’attend à ce que les premières familles viennent s’inscrire après le temps des Fêtes.
La commission scolaire, qui accueille bon an mal an quelque 1 000 nouveaux élèves de «partout dans le monde», selon Mme Harel-Bourdon, aidera à prendre en charge les familles et à les orienter vers les ressources appropriées.
«On a hâte de les recevoir. On est bien organisés. Pour nous, c’est un beau défi, de recevoir ces familles-là, de les accueillir avec leurs enfants, et leur montrer qu’ici, il y a une chaleur humaine», témoigne Lina Costa, qui s’occupe du programme de francisation des nouveaux arrivants.
«On est habitués à recevoir des familles tout au long de l’année. C’est sûr que là, ça va être dans une plus courte période, mais je pense qu’on est bien préparés.» -Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM
Pour les élèves, une des premières étapes sera l’évaluation de leurs connaissances en mathématiques et en français.
«On s’attend à ce que la grande majorité des personnes qu’on va accueillir n’aient pas de compétences en français», admet Marc Prescott, directeur de l’organisation scolaire. Néanmoins, les enfants passeront un examen oral et écrit qui mesurera leur niveau de francisation. «Il y en a quand même quelques-uns» qui parlent français, affirme M. Prescott.
Les élèves seront alors inclus dans des classes d’accueil, où ils commenceront leur francisation et rattraper ont un niveau de scolarité comparable à celui de leurs pairs québécois.
Selon lui, la CSDM s’attend à ce que la majorité des nouveaux élèves puissent s’intégrer à une classe ordinaire après leur première année de classe d’accueil.