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Montréal veut améliorer la sécurité des surfeurs

Montréal veut améliorer la sécurité des surfeurs
Photo: Isabelle Bergeron

 

Les adeptes de surf pourront pratiquer leur sport favori dans un endroit plus sécuritaire et mieux adapté puisque le site communément appelé la «vague à Guy» sera réaménagé par la Ville de Montréal quelque part entre 2017 et 2019.

Le Réseau des grands parcs de Montréal prévoit, entre autres, l’aménagement d’un escalier de pierres pour freiner l’érosion des berges, la déviation de la voie cyclable et l’ajout de services publics (aire de repos, toilettes et autres).

Le site est situé dans le parc des Rapides, entre les rues Raymond et Gagné. Le fleuve y crée des vagues stables et continuelles qui font le bonheur des surfeurs. Une centaine d’amateurs de ce sport peuvent y circuler quotidiennement, ce qui accélère l’érosion des berges et menace cet équilibre fragile.

«C’est une vague éternelle et les jeunes y sont attirés. Même si on voudrait y interdire le surf, des gens viennent de partout, explique la mairesse Manon Barbe. En ce moment, ils montent et descendent n’importe où et ça crée de l’érosion à vitesse grand V».

Améliorations
Le projet prévoit une réorientation de la voie cyclable qui est très près du fleuve à cette hauteur. «Quand des gens se rassemblent pour regarder les surfeurs, ils bloquent parfois la voie cyclable et peuvent créer des accidents», soutient Mme Barbe.

«Il faudrait un sentier piétonnier pour inciter les gens à descendre de leurs vélos, et une signalisation adéquate pour encourager les surfeurs à porter des vêtements et des casques appropriés», ajoute Hugo Lavictoire, directeur de Kayak sans frontières.

Pour la mairesse de LaSalle, il faudrait aussi des aménagements pour les surfeurs. «On voudrait quelque chose comme de petites roulottes où ils pourraient s’habiller, et une aire de repos avec toilettes», dit-elle.

Hugo Lavictoire soutient que la «vague à Guy» est sécuritaire. «C’est une petit école pour les débutants où la vague n’est pas trop grosse et après, le courant est calme. Il y a une baie où c’est facile de sortir de l’eau», explique-t-il.

Ce dernier siège à la Table de concertation regroupant surfeurs, kayakistes, résidents riverains, représentants des arrondissements, pompiers et autres intervenants impliqués dans le dossier.