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Les ingénieurs de la Ville en grève illimitée

Hôtel de Ville de Montréal at Montreal on October 9, 2012. Denis Beaumont Photo: Archives Métro

Après une réunion de la dernière chance qui a échoué lundi après-midi, le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) tombera en grève illimitée mardi à minuit.

Les 410 ingénieurs de la Ville ainsi que les arpenteurs-géomètres, les chimistes et les médecins vétérinaires qui oeuvrent à la Ville de Montréal seront donc en arrêt de travail.

Ainsi, les travaux en cours sur 28 des 54 chantiers en infrastructures qui sont sous l’égide de la Ville actuellement seront suspendus, a indiqué président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Pierre Desrochers. Toutefois, ils seront sécurisés avant d’être mis à l’arrêt. Les autres chantiers resteront actifs durant la grève. «Certains sont faits à l’externe et pourront continuer, ou certains seront surveillés par des cadres», a précisé M. Desrochers. Selon le plan de la Ville, il y aura trois statuts possibles pour les chantiers de construction, soit «chantier maintenu», «chantier suspendu» ou «chantier reporté».

Les membres du SPSPEM, qui sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2010, s’opposent à ce qu’ils qualifient de «demandes de réduction [de salaire] déraisonnables». La Ville exigerait une réduction des congés, ainsi qu’une participation plus grande aux assurances de la part des employés. «Nous sommes en grève aujourd’hui et la responsabilité incombe à l’administration Coderre qui est déraisonnable dans ses demandes et qui s’acharne sur ses ingénieurs», a fait savoir André Émond, président du SPSPEM, par voie de communiqué.

«La Ville a présenté une offre bonifiée aujourd’hui, mais le syndicat n’a pas bougé de sa position de la semaine dernière, a pour sa part argué Pierre Desrochers, précisant que la Ville ne ferait pas appel à des briseurs de grève. Je ne m’attend pas à une longue grève et nous souhaitons poursuivre les négociations pour trouver un terrain d’entente.»

Au début du mois, M. Émond avait affirmé à Métro que le syndicat possédait un fonds de grève de «plusieurs millions de dollars». «On a une caisse bien remplie. Nous sommes prêts pour une grève longue et pénible», avait-il déclaré M. Émond.

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