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Première Journée des micro-, petites et moyennes entreprises

Journée des micro-, petites et moyennes entreprises
Le 27 juin a été désigné comme journée des micro-, petites et moyennes entreprises au Québec, Photo: Métro

Le Québec observait pour la première fois, dimanche, la Journée des micro-, petites et moyennes entreprises à la suite de l’adoption d’une motion par les députés de l’Assemblée nationale, le 9 juin. En cette première journée de reconnaissance, qui aura désormais lieu chaque année, le 27 juin, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a demandé à Québec «d’éliminer les barrières qui freinent la croissance de ces entreprises.

Au Québec, les entreprises de moins de cinq employés, ou microentreprises, représentent 53% des établissements employeurs, alors que celles comptant moins de 20 employés représentent 86% de l’économie.

«La petite entreprise fait vibrer l’économie de toutes les régions, et ce, sans exception. En cette journée des micro-, petites et moyennes entreprises, […] des enjeux importants demeurent et affectent le déploiement de leur plein potentiel. Le gouvernement du Québec doit en faire plus», indique François Vincent, vice-président Québec pour la FCEI.

La FCEI avance notamment que les microentreprises québécoises doivent faire face à une injustice fiscale qui serait unique au Canada. Ces entreprises en particulier devraient payer jusqu’à 259% de plus en impôt que les autres PME uniquement parce qu’elles sont trop petites.

«Le Québec est la seule province ne donnant pas accès au taux d’impôt réduit pour petite entreprise à celles des secteurs de la construction et des services si elles ne rémunèrent pas 5 500 heures (près de 3 employés à temps plein). Si elles passent sous ce seuil, leur taux d’imposition est le même que celui des grandes entreprises, un taux d’impôt supérieur de 259% à un concurrent qui remplit cette condition», lit-on lire dans un communiqué émis par la FCEI.

Selon les estimations de la FCEI, 38 598 microentreprises seraient défavorisées par cette «injustice fiscale». 

Croissance freinée par la pénurie de main-d’œuvre

Un sondage mené en ligne auprès de 736 membres de la FCEI, en avril dernier, suggère que la pénurie de main-d’œuvre (51%) et le recrutement et la rétention de travailleurs qualifiés (43%) sont des obstacles à la croissance des PME du Québec.

Ces enjeux seraient encore plus criants pour les entreprises comptant 5 à 50 employés, affirme la FCEI.

« Des PME de l’ensemble de la province tentent de combler des postes de qualité à temps plein. Ne pas répondre aux irritants des PME a un impact sur les économies des régions. D’ailleurs, la pénurie de main-d’œuvre oblige la moitié des dirigeants d’entreprise à travailler plus d’heures et que le quart des PME doivent refuser des opportunités d’affaires », souligne le communiqué de la FCEI publié dimanche.

M. Vincent croit par ailleurs qu’il est urgent d’agir étant donné que l’économie québécoise est composée à très forte majorité de PME.

«Pour assurer une relance vigoureuse et durable, il faut lever les obstacles qui nuisent à la croissance des PME. Il faut agir maintenant en réduisant les taxes sur la masse salariale pour leur donner des outils pour mieux recruter, en améliorant la communication sur les programmes pour qu’elles puissent les utiliser et en augmentant le bassin de candidats potentiels, notamment en misant sur l’immigration», conclut-il.

Plus grand regroupement de PME au pays, la FCEI compte 95 000 membres dans tous les secteurs d’activité et toutes les régions du Canada.