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Front commun contre les produits du tabac aromatisés

Sept ans après avoir d’abord porté à l’attention du gouvernement la problématique des cigarillos aromatisés, des groupes de lutte contre le tabac reviennent à la charge et demandent au ministre de la Santé de faire des modifications législatives pour interdire l’aromatisation des produits du tabac, spécifiquement les petits cigarillos.

Des pédiatres et des comités de parents ont joint leurs voix à celle de Richard Massé, le directeur de santé publique de Montréal de l’Agence de Santé de Montréal, et réclament que le gouvernement agisse pour contrôler le genre de produits que met l’industrie en marché. Des produits qui, selon eux, piquent la curiosité des jeunes et les poussent au tabagisme.

Selon les membres de ce front commun, l’aromatisation est une stratégie de markéting qui encourage l’expérimentation de produits en apparence moins dommageables.

Les produits aromatisés permettent de recruter une nouvelle génération de fumeur, selon l’Association des pédiatres du Québec.

La Dre Pascale Hamel, la présidente de l’Association des pédiatres du Québec, souligne que le gouvernement a attendu beaucoup trop longtemps. Selon elle, il faut encadrer cette industrie qu’elle qualifie de meurtrière et à qui on permet de recruter de nouvelles générations de fumeurs grâce à des produits aux goûts et aux parfums agréables et amusants.

Les petits cigarillos aromatisés sont sur le marché depuis 2004. Au cours du dernier mois, 10% des jeunes du secondaire, au Québec, ont fumé un cigare aromatisé, contre 12% qui ont fumé une cigarette.

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