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Port de Montréal: feu vert pour l’expansion à Contrecoeur

Maquette montrant une vue aérienne du projet d'expansion du port de Montréal à Contrecoeur.
Maquette du projet d'expension des installations portuaires à Contrecoeur. Photo: Courtoisie - Administration Portuaire de Montréal

L’Administration portuaire de Montréal (APM) a reçu l’autorisation de Pêches et Océans Canada pour lancer l’expansion des installations portuaires à Contrecœur et la construction d’un nouveau terminal à conteneurs, indique l’organisme. Les travaux commenceront dès cette année.

Le projet d’expansion à Contrecoeur permettra d’augmenter la capacité de manutention du port d’environ 1,15 million de conteneurs (EVP). Au maximum de sa capacité, le site devrait générer plus de 10 000 emplois annuellement, selon l’APM.

L’autorisation accordée par le gouvernement fédéral vise notamment la construction du quai et les interventions susceptibles d’avoir des impacts sur les poissons et leur habitat.

La présidente-directrice générale de l’APM, Julie Gascon, se réjouit que le travaux pourront débuter.

«L’obtention de cette autorisation se fait en continuité des efforts initiés depuis plusieurs années pour assurer la concrétisation du projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur. Les échanges constructifs avec les experts de Pêches et Océans Canada demeurent au cœur de l’évolution du projet et témoignent de notre engagement à poursuivre sa réalisation dans le respect des exigences environnementales, tout en s’appuyant sur un plan de compensation déjà amorcé», dit-elle dans un communiqué émis jeudi.

Un long processus environnemental

Le projet a suivi un long processus d’évaluation environnementale, notamment à cause de la présence d’un habitat propice au chevalier cuivré. Le chevalier cuivré est une espèce en péril et son habitat se trouve uniquement au Québec.

L’APM a obtenu une déclaration de décision favorable en 2021. En octobre 2025, son plan de compensation pour l’habitat du chevalier cuivré a été accepté par le gouvernement.

Ce plan ne fait toutefois pas l’unanimité. Le groupe environnemental SNAP Québec estime que la protection du poisson est insuffisante.

«Comment peut-on sérieusement justifier l’autorisation d’un projet de compensation de la destruction de l’habitat essentiel du chevalier cuivré qui détruira lui-même une autre partie de l’habitat essentiel de l’espèce? Pour ajouter l’insulte à l’injure, ce projet de compensation n’a même pas fait l’objet d’une consultation publique en bonne et due forme, comme le prévoit la loi fédérale», a dit Alain Branchaud, biologiste et directeur général de la SNAP Québec, dans un communiqué émis le 27 octobre.

Mise en service en 2030

Du côté de l’APM, l’échéancier demeure inchangé. L’année 2026 doit marquer le début des travaux en eau et la poursuite des aménagements du site. La mise en service du terminal est prévue en 2030.

Le projet comprend notamment deux postes à quai, une aire de manutention, une cour ferroviaire intermodale raccordée au réseau principal, ainsi qu’un portail d’accueil pour camions connecté au réseau routier.

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