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Ouverture des dossiers d'adoption: l'Ontario avance, le Québec ne bouge pas

L’Ontario ouvrira sous peu ses dossiers d’adoption, mais le Québec n’envisage pas d’emboîter le pas.

La nouvelle mouture de la loi ontarienne, qui est entrée en vigueur mercredi après moult péripéties, aidera les parents biologiques à retrouver leurs enfants après qu’ils ont été adoptés et vice-versa. Le gouvernement donnera accès aux copies des ordonnances d’adoption et aux registres de naissance.

Cela aura une «profonde répercussion sur des milliers de gens qui ont tant attendu pendant des années, souvent des décennies, pour connaître leurs racines ou le nom de leurs enfants», a déclaré Wendy Rowney, de la Coalition for Open Adoption Records.

Si la loi n’est pas, comme en septembre dernier, contestée devant les tribunaux, les demandes de renseignements pourront être acheminées dès juin 2009. Les personnes qui le souhaitent pourront toutefois imposer un veto à la divulgation d’informations les concernant ou faire appel à une clause de non-contact.

Cinquième province
L’Ontario est la cinquième province à ouvrir ses registres, après la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Manitoba et Terre-Neuve. À quand le Québec? «On ne sent malheureu-sement pas de volonté politique à ce sujet», déplore Reine Landry, fondatrice du Mouvement Retrouvailles, qui existe depuis 1983.

Au Québec, pour obtenir l’identité des parents bio-logiques ou le nom de l’enfant adopté, il faut passer par le Centre Jeunesse, qui doit obtenir l’approbation des deux parties pour communiquer des renseignements ou organiser des retrouvailles.

Or, si les parents bio-logiques sont décédés, la procédure d’information est bloquée, ce qui frustre Reine Landry. «C’est gênant pour ceux qui ont besoin de connaître leurs antécédents médicaux. Les adoptés dont les parents sont morts,
prévenons-les!» dit-elle.

Le Mouvement Retrouvailles compte 13 000 membres, et 60 % d’entre eux environ recherchent toujours leurs parents biologiques.

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