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Un journaliste canadien disparu en Libye

Seize journalistes couvrant le conflit en Libye sont rapportés manquants ou détenus par les autorités de ce pays d’Afrique du Nord. Un Canadien et trois Américains sont sur la liste des journalistes en danger, liste dressée mardi par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d’autres informations.

Lofti Ghars, un journaliste possédant la double nationalité canadienne et tunisienne qui travaillait pour la chaîne de télévision iranienne étatique Al-Alam, a été arrêté le 16 mars en tentant d’entrer en Libye en  provenance de la Tunisie, a indiqué son média.

Deux reporters américains ont été emprisonnés le 5 avril par des forces loyales au leader libyen Mouammar Kadhafi: James Foley, un photojournaliste travaillant pour GlobalPost, une agence de presse basée à Boston, et Clare Morgana Gillis, qui couvrait les combats pour The Atlantic et le USA Today. Le troisième américain est le journaliste indépendant Matthew VanDyke.

M. Foley et Mme Gillis ont contacté des proches aux États-Unis au cours des derniers jours.

Un autre photojournaliste capturé par les forces gouvernementales, l’espagnol Manu Brabo, a lui aussi pu parler à ses parents et les informer qu’il était détenu dans une prison de Tripoli.

James Bennet, le rédacteur en chef de la revue The Atlantic, a déclaré lundi que ceux travaillant pour obtenir la libération des journalistes avaient été soulagés par les appels et encouragés par ce qui pourrait être un signe que les choses s’améliorent.

«C’est une situation très complexe, a dit M. Bennet. Nous avons reçu des bonnes nouvelles et des informations encourageantes lors de ces appels. Nous avons appris qu’ils étaient traités décemment.»

D’autres journalistes, de diverses nationalités, n’ont cependant pas eu autant de chance.

Le CPJ a, entre autres, annoncé être sans nouvelles de six journalistes libyens. Au moins l’un de ceux-ci, Atef al-Atrash, est disparu peu de temps après s’être exprimé sur les ondes d’Al-Jazira en provenance de Benghazi.

Parmi les autres journalistes libyens portés disparus, on compte la directrice du Syndicat des journalistes libyens, et un correspondant du média pro-gouvernemental Al-Jamahiriya.

Il semblerait qu’il existe une méthode employée par les forces loyalistes pour cibler les journalistes étrangers, afin de les utiliser comme éventuelle monnaie d’échange diplomatique, a déclaré Mohammed Abdel Dayem, coordonnateur de programme pour le Comité de protection des journalistes de l’Afrique du Nord, du Proche-Orient et du Moyen-Orient.

Les travailleurs de l’information seraient souvent détenus près des lignes de combat et maltraités par des soldats pendant quelques jours avant d’être transférés auprès du leadership politique à Tripoli, a-t-il dit.

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