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Municipalités: Coiteux reste évasif sur le décret des conditions de travail

Quebec Municipal Affairs Minister Martin Coiteux, centre, announces a new government plan to reduce costs to municipalities as Quebec Municipalities Union (UMQ) president Suzanne Roy, right, and Richard Lehoux, president of the Federation Quebecois des Municipalités (FQM) at a news conference, (Wednesday, May 11, 2016 at the legislature in Quebec City. THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot Photo: Jacques Boissinot/THE CANADIAN PRESS

Le ministre des Affaires municipale, Martin Coiteux, reste évasif sur le moyen qui sera utilisé pour «rétablir le rapport de force» des municipalités dans la négociation des conditions de travail avec leurs employés.

Les villes du Québec espèrent obtenir le droit le décréter elles-mêmes les conditions de travail de leurs employés lors de la négociation de leur convention collective si les négociations achoppent, afin de limiter leurs dépenses.

Le ministre s’est limité à dire mercredi qu’il faut «moderniser le cadre [qui] n’est pas équilibré». «[La législation] ne reconnaît pas pleinement le rôle des municipalité qui ont à gérer l’argent des contribuable dans le meilleur intérêt des municipalités. Elles ne peuvent pas gérer comme Walmart gèrerait une convention collective», a-t-il illustré.

Il a ajouté que le gouvernement s’était engagé dans le dernier pacte fiscal à «rétablir cet équilibre» et qu’il allait le faire «en utilisant les meilleurs moyens».

«Les moyens vont être des moyens, alors c’est moyens-là vont être les meilleurs moyens.» –Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales

Mais la présidente de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Suzanne Roy, a réitéré que la meilleure solution reste de permettre aux municipalités de pouvoir ultimement décréter les conditions de travail. «Mais ce que j’ai entendu c’est que tout était sur la table et nous allons attendre le dépôt du projet de loi», a-t-elle précisé.

«On a réglé des choses [avec la signature du pacte fiscal], on a fait des engagements, je m’attends à ce que ce soit respecté», a quant à lui lancé fermement le maire de Montréal, Denis Coderre.

Ils ont tenu ces propos alors que le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Marc Ranger, a affirmé hier que M. Coiteux lui a confirmé que les municipalités n’obtiendront pas le droit de décréter les conditions de travail.

«Il nous a répété quatre fois qu’il ne donnerait pas [c]e pouvoir aux maires, ça c’était clair», a-t-il dit.

Selon M. Ranger, une augmentation aussi significative du pouvoir des maires serait annulée devant les tribunaux.

En septembre dernier, le premier ministre Philippe Couillard avait déclaré que le nouveau pacte fiscal de 3,2 G$ conclu avec les municipalités ferait «sauter un verrou» qui déséquilibrait le rapport de forces en faveur de leurs employés depuis trop longtemps.

Selon M. Couillard, la proposition du gouvernement devait contribuer à mieux contrôler les demandes des employés municipaux, dont les conditions de travail constituent une part importante des dépenses des municipalités. En février, questionné au sujet du pouvoir de décréter, à Montréal, M. Couillard avait déclaré que «le travail est en cours, on va remplir cet engagement».

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