Cette semaine, Métro craque pour : Fractured Land, Bleeds, version deluxe, Eleganza au Musée McCord
Cette semaine, on craque pour… Fractured Land, Bleeds, version deluxe, Eleganza au Musée McCord, la musique de Stranger Things, le texte d’Animaux, Zut! J’ai raté mon gâteau et le ciné-parc sans ma voiture au Dairy Queen Sainte-Catherine.
1. Fractured Land
La mère de Caleb Behn travaille pour l’industrie du gaz naturel, car elle croit que c’est de l’intérieur qu’on peut changer les choses. Son père, lui, s’oppose activement à quiconque souhaite toucher aux ressources. Elles appartiennent à la terre. Pas aux hommes cravatés. Pris entre ces deux extrêmes, Caleb, jeune militant et avocat autochtone, tente de définir sa vision, non seulement des questions environnementales, et de la bonne façon de lutter contre le saccage des paysages de la Colombie-Britannique par la fracturation hydraulique, mais aussi de définir son identité. Réalisé par Fiona Rayher et Damien Gillis, le documentaire Fractured Land dresse le portrait de ce charismatique, captivant et complexe jeune homme tandis qu’il combat, apprend, doute et avance pour pouvoir un jour «dire la vérité au pouvoir». (Natalia Wysocka)
Fractured Land est présenté samedi à 20 h 30 à La Grande Terrasse Rouge dans le cadre de Cinéma sous les étoiles.
2. Bleeds, version deluxe
Paru en octobre dernier, le géant Bleeds, de Roots Manuva, revient en mode «meilleur encore». Possible? Oui. Agrémenté de 10 pièces inédites, l’album du rappeur vétéran britannique nous berce et nous secoue, voguant entre les ambiances enveloppantes et les séquences revendicatrices. Toujours sous étiquette Big Dada, toujours aussi empreint de richesse, toujours aussi rempli de densité et, détail non négligeable, teinté de ce splendide accent londonien à couper au couteau. (Natalia Wysocka)
3. Eleganza au Musée McCord
Depuis les vêtements confectionnés à la main par des sartas, couturières de quartier, jusqu’à la couture de luxe des grands designers italiens en passant par le prêt-à-porter griffé, Eleganza – la mode italienne de 1945 à aujourd’hui permet de comprendre l’évolution de la mode italienne et l’influence de ses designers sur les tendances. Avec plus de 130 objets dont environ une centaine de pièces de vêtements, l’exposition, en exclusivité canadienne, célèbre le made in Italia et le glamour à la dolce vita, en plus de nous montrer que les Italiens maîtrisent mieux que quiconque l’art du tailleur. Jusqu’au 25 septembre au Musée McCord. (Anicée Lejeune)
4. La musique de Stranger Things
Vous vous êtes claqué Stranger Things en une soirée (oups, nuit!) et vous en voulez plus? Si vous avez aimé le thème d’intro, vous raffolerez de la trame sonore de 36 pièces (et c’est seulement le premier volet, la suite sort aujourd’hui sur iTunes). Michel Stein et Kyle Dixon ont composé des mélodies aériennes et inquiétantes, ponctuées de synthé. Si vous préférez les hits de la série, la liste Stranger Things sur Spotify vous permettra de ravoir Should I Stay or Should I Go dans la tête! (Marie-Lise Rousseau)
5. Le texte d’Animaux
On avait adoré la pièce du NTE et sa mise en scène audacieuse, où une dizaine d’animaux, dont une vache, un porcelet et des poules, partageaient la scène avec deux comédiens. Le caractère imprévisible des bêtes nous ayant quelque peu distraits par moments – notamment quand le chien a décidé d’aller chiller dans le public! –, il est chouette de pouvoir apprécier à tête reposée le texte philosophique empreint d’humour d’Alexis Martin et de méditer sur notre rapport avec nos amis les animaux. (Marie-Lise Rousseau)
6. Zut! J’ai raté mon gâteau
Dans ce cinquième roman qui se déguste comme un cupcake extra crémage, miam, Annie L’Italien nous entraîne dans les rues de Saint-Henri (avec un clin d’œil à cette institution qu’est le Green Spot) et nous fait voyager entre trois époques : les années trente, soixante et présentes. Au fil des pages qui font sans cesse sourire, on croise trois femmes fonceuses, en avance sur leur temps, pleines d’humour et passionnées, follement, par la cuisine. Chaque chapitre est composé d’une série d’ingrédients (12 oz de compliments, 1 tasse de doute, 1 soupçon de… hein?), et le récit rigolo est entrecoupé de véritables recettes agrémentées de commentaires tel : «Pâtes à lasagne fraîches… ou prêtes pour le four (Pourquoi se faire chier?).» Super sympathique. Aux Éditions Druide. (Natalia Wysocka)
7. Le ciné-parc sans ma voiture au Dairy Queen Sainte-Catherine
Aller voir un film en plein air avec un grand cornet de crème glacée à la main, c’est la définition d’une parfaite soirée d’été. Les résidants d’Hochelaga ont pu profiter de ça tout l’été grâce à l’initiative «ciné-parc sans ma voiture» du Dairy Queen Sainte-Catherine, où, chaque vendredi, un film était présenté dans le stationnement de l’établissement. La crèmerie avait même sondé ses clients pour savoir les films qu’ils voulaient voir, et ce, dans plusieurs catégories : films québécois, d’animation, rétro, etc. Ce soir est la dernière édition de la saison, et on prépare déjà notre chaise et notre pop-corn pour l’année prochaine. (Virginie Landry)
On se désole pour…
L’interminable saga Jason Bourne
Pourquoi faut-il sans cesse qu’il y ait des suites aux trilogies? Trois films sur la même histoire, c’est assez pour faire le tour du sujet, non? Il semblerait que non, puisque la série de films Jason Bourne a étiré la sauce avec un cinquième volet. Et pour nous donner l’impression qu’il y a du nouveau dans la vie de l’agent amnésique de la CIA, l’action change de décor. Ainsi, dans le petit dernier de la trilogie [de la pentalogie?], Jason Bourne (Matt Damon) prend d’assaut Las Vegas. À quand un tour du monde? (Anicée Lejeune)

