Cette semaine, Métro craque pour les superhéros pour les grands, My (Not So) Perfect Life, Le feu écarlate…
Cette semaine, Métro craque pour…les superhéros pour les grands, My (Not So) Perfect Life, Le feu écarlate, Dark Skull, Charlie Hebdo, le jour d’après, Le lac des cygnes et Un présent infini.
1. Les superhéros pour les grands
Avec Deadpool et maintenant Logan (nous avons eu la chance de le voir en visionnement de presse), le message est clair. Il est tout à fait possible de faire un bon film de superhéros pour adulte. Que ce soit pour regarder Deadpool faire des jokes de graines à répétition ou Logan-Wolverine démembrer 45 méchants en deux minutes, le public sera au rendez-vous. Deadpool a fait plus d’argent que Batman v Superman et Suicide Squad (woop woop) en 2016. Espérons maintenant que les producteurs de Logan s’en mettront plein les poches pour convaincre les studios de continuer à offrir ce genre de film. (Mathieu Horth-Gagné)
2. My (Not So) Perfect Life
Sophie Kinsella, auteure de la série Shopaholic (et «reine de la chicklit») est de retour avec un nouveau roman bonbon, My (Not So) Perfect Life. On suit Catherine (appelez-la Cat), une femme dans la vingtaine qui a un compte Instagram parfait, mais qui ne réflète en rien sa nouvelle vie à Londres. Oui, elle a un emploi glamour et vit son rêve d’habiter dans la capitale anglaise, mais pour le reste, rien ne va. Elle a un budget serré, elle jalouse sa patronne, son père aimerait qu’elle revienne vivre à la campagne, et bien sûr, ses colocataires sont désagréables. Mais, le vent tourne et tout change. Une histoire, qui ne pourrait pas être plus dans l’ère du temps, racontée avec cette plume toujours teintée d’humour. En version anglaise aux éditions Penguin Random House (Virgine Landry)

3. Le feu écarlate
Les fans l’attendaient depuis trois ans! Le 35e tome de la série de BD Thorgal (Le Lombard) est sorti en librairie. Plusieurs livres de la série dérivée Les mondes de Thorgal ont été publiés, mais aucune suite à Kah-Aniel, dans lequel le fils de Thorgal et de la détestable Kris de Valnor a été enlevé par les magiciens rouges. Cette suite est vraiment enlevante! Nouveauté : Xavier Dorison prend le relais de la scénarisation après Yves Sente, qui avait succédé à Jean Van Hamme. (Rachelle McDuff)

4. Dark Skull
C’est dark, Dark Skull. Littéralement : il fait pratiquement toujours nuit au cours des 80 minutes de ce film bolivien. L’univers des travailleurs miniers, au cœur de l’intrigue, est sombre, lui aussi. Pauvreté, misère et alcool font des ravages. Eldel Mamani sème la grogne chez ses compañeros de chantier : il est toujours soûl, emmerde tout le monde et pisse partout. Avec pratiquement pour seul éclairage les lampes de poche et des chandelles, Dark Skull – Viejo Calavera en V.O. – nous plonge dans une ambiance hermétique et obscure, mais d’où jaillit une certaine lueur d’espoir. À voir ce soir et demain au Centre Phi. (Marie-Lise Rousseau)

5. Charlie Hebdo, le jour d’après
Deux ans après l’attentat, on avait perdu de vue de ce côté de l’Atlantique l’évolution de l’hebdomadaire français devenu symbole mondial de la liberté d’expression et dont la perennité a été assurée par les millions d’euros reçus. Dans ce récit – à charge contre la nouvelle direction – qui se lit en deux nuits, Marie Bordet et Laurent Telo racontent «cette drôle de guerre qui a éclaté», dès les premières semaines de deuil, entre les dirigeants et un collectif d’employés désireux d’être plus impliqués dans la ligne éditoritale et autres prises de décision. En librairie. (Baptiste Barbe)
6. Le lac des cygnes
En matière de ballet classique, on fait difficilement plus classique, justement, que ce Lac des cygnes, présenté par l’Opéra de Perm à l’invitation des Grands Ballets canadiens de Montréal. Les mouvements précis, les tutus blancs, la musique de Tchaïkovski, les costumes d’époque, le récit (prince tombe amoureux, demoiselle convoitée se fait jeter un sort, prince a un sérieux souci). La respectée compagnie russe, moins connue que le Bolchoï, livre ici une performance belle et… hm oui. Classique. Les scènes portées par le corps de ballet sont les plus impressionnantes, tout comme la fameuse Danse des petits cygnes, ce pas de quatre durant lequel les interprètes se tiennent par la main en exécutant des pas à la vitesse de l’éclair. Jusqu’à dimanche, à 14 h et à 20 h, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. (Natalia Wysocka)

7. Un présent infini
Le plus récent document d’Atelier 10 frappe encore en plein dans le mille. L’auteure Rafaële Germain signe ici un essai sur la mémoire et l’oubli : Un présent infini. Ça se lit en une bouchée et ça alimente la réflexion. En s’adressant à son père, Georges-Hébert Germain – mort en 2015 d’une tumeur au cerveau –, elle fait le parallèle entre la mémoire individuelle (celle de son père qui s’effrite) et la collective (stockée dans les clouds et autres disques durs). Dans sa quête, elle nous permet de nous positionner face aux Facebook, Google et Wikipédia de ce monde, qui rendent l’oubli de plus en plus difficile. (Audrey Lavoie)
On se désole pour…

Quand tous se liguent contre un seul film
«Vous êtes coupables du même phénomène!» nous direz-vous si vous avez lu notre combat des films. Et vous aurez raison. Presque tous les journalistes de Métro s’en sont pris à La La Land. Même nous qui défendions ledit La La Land n’étions pas convaincue, avant de visionner la chose, de craquer pour le doublé Ryan Gosling + stepettes. (Ici, tout le monde crie : «Mais voyons! Ryan est si bôôôôôôôô.») Toujours drôle, en période d’Oscars, de voir ressurgir cette tendance consistant à se mettre en meute pour se moquer du favori. Surtout s’il est gentil. Et pourtant, le monde a tant besoin de gentils. (Natalia Wysocka)