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L’Imposteur nous quitte dans la joie et l’allégresse

Imposteur Photo: TVA / capture d'écran

Lundi soir, TVA présentait le dernier épisode de la deuxième saison de l’Imposteur en nous promettant que c’était la fin définitive de cette étrange saga.

On peut difficilement croire le contraire en raison du ficelage très définitif des intrigues.

Soyez avertis, je vais vous vendre la mèche à partir de maintenant. Donc, si votre visionnement n’est pas à jour, placez cette chronique dans votre pile «à lire» et revenez après avoir vu la fin de la série.

Bon, maintenant, que pense-t-on de cette finale?

Lors du dernier épisode, toutes les intrigues ont trouvé une résolution ou presque. Ainsi, les méchants motards sont derrière les barreaux, tout le monde sait que le vrai Yuri est mort et son double, Philippe, a replacé sa véritable identité avec un emploi, sa fille et même une amoureuse potentiellement tout en s’assurant que l’ombre de sa vie empruntée n’éclabousse pas son quotidien.

C’était, en gros, une fin heureuse sur toute ligne à la limite des gros clichés un peu frustrants.

C’est d’ailleurs ma grande déception par rapport à la série que j’ai suivie depuis le début avec un plaisir certain. Même si elle perdait systématiquement la guerre des cotes d’écoute contre Radio-Canada, l’Imposteur restait un rendez-vous de qualité. Sauf que cette finale me laisse avec une certaine amertume.

Le personnage de Marc-André Grondin était, depuis le début de la série, un homme simple, pour ne pas dire simplet, prisonnier d’une situation complexe. Le voir tout résoudre un peu comme Sherlock Holmes en finale, avec un plan sans faille qui l’extirpe de l’étau qui s’était refermé autour de lui, ça détonne du reste de la série où il est la victime de ses erreurs et de ses mauvaises décisions.

On a opté pour la facilité en terminant le tout ainsi et ça ne rend pas service à une série qui, pourtant, poussait une proposition audacieuse depuis le début de sa diffusion l’an dernier.

C’est dommage, on dirait qu’on ne s’assumait plus à la fin.

Aurais-je préféré une fin malheureuse? Peut-être. En fait, j’aurais surtout voulu voir une finale logique par rapport au récit qui s’est développé devant nous. Forcément, avec tout ce qui dépassait, on s’attendait à une finalité plus éclatante, voire plus fatale.

Qu’avez-vous pensé de tout ça? Êtes-vous restés en appétit? Est-ce qu’on manque d’audace ici en n’osant pas proposer une fin ouverte qui aurait été, pourtant, en plein dans le ton de cette mystérieuse histoire?

Je n’ai pas les réponses, mais je suis curieux d’entendre les vôtres.

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