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Santigold est maître de son domaine imaginaire

Photo: Sean Thomas
Pat Healy - Metro World News

Santi White, qui sera à Osheaga ce week-end, parle de son nouvel album, produit sous le nom de Santigold, et de la façon dont les deux années qu’elle vient de passer en tournée l’ont aidée à agrandir son bassin de fans.

Santigold s’est ancrée bien comme il faut dans la tradition de la musique d’été il y a trois ans. Tout a commencé quand un mec excentrique qui dansait tout seul sur un carré d’herbe, bien loin de la scène au festival de musique Sasquatch, a incité des centaines de fêtards à se joindre à lui, avant de faire de même avec 5,9 millions de spectateurs sur YouTube. Pendant ce temps, la chanteuse Santi White chantait le refrain triomphal de la pièce I’ve Got To Be Unstoppable.

«C’était fantastique, dit White en évoquant ce moment. Quand nous étions sur scène, nous avions remarqué quelque chose au loin et avons simplement vu cette grosse partie de la foule courant à travers le champ, et je me souviens, après, que nous nous disions : “As-tu vu ça? Qu’est-ce qui s’est passé?” Et puis, quand quelqu’un m’a envoyé le lien du vidéo sur YouTube, je ne pouvais y croire. Il paraît que le clip a été utilisé dans des cours de leadership!»

Ce moment représente une bonne métaphore de la musique de Santigold. Les chansons sont enjouées et amusantes, mais fermement ancrées dans l’idée qu’il faut répandre l’esprit positif. Quand elle a lancé son premier album éponyme, en 2009, Santigold est partie en tournée durant deux ans et s’est bâti une cour d’admirateurs loyaux, ce qui fait que, quand son second album, Master of My Make-Believe, est sorti ce printemps, la réponse des fans n’a pas été sans rappeler celle des danseurs courant à travers le champ pour se joindre à la fête.

«Pour un artiste, c’est génial, les débuts, quand on se construit un bassin de fans, dit-elle. J’étais vraiment reconnaissante que la demande continue à être au
rendez-vous aussi longtemps.»

Les énergiques concerts de Santigold sont aussi très courus. White y est flanquée de choristes robotiques qui se laissent aller de temps en temps à des mouvements de danse rétro hilarants. Les musiciens portent des perruques de caoutchouc leur donnant des airs d’Égyptiens anciens sortis tout droit d’une bande dessinée. Oh, et il y a même ces deux personnes déguisées en un petit cheval qui viennent danser.

«J’ai fermé les yeux un jour et j’ai vu des lassos et un cheval, et je me suis dit : “On a besoin de lassos et d’un cheval!” et tout le monde m’a regardée comme si j’étais folle, se souvient-elle en évoquant ce moment. Puis, mes filles et moi sommes allées surfer sur l’internet et nous avons trouvé ce costume de cheval trop cool et nous nous sommes dit : “C’est le bon, celui-là!” Je voulais que ce soit théâtral, mais d’une manière très artisanale, un peu comme une pièce de théâtre du secondaire.»

Vas-y!

Master of My Make-Believe s’ouvre sur un appel aux armes avec la pièce GO! Au son des pulsations électroniques et des percussions de jungle, Santi White chante à propos des gens haineux qui ont tenté de voler son pouvoir, «mais qui n’ont pas pu le prendre».

«Il y a un fond de vérité dans toutes ces chansons, dit-elle, et celle-ci, c’est un regard sur les gens dans un monde très mainstream, qui choisissent et échantillonnent ce qui se passe dans le monde plus underground… Aussi, c’est une chanson amusante, un peu pince-sans-rire. Ces pièces sont comme des mantras pour moi, où on n’a qu’à se sentir comme le meilleur. Spécialement quand on travaille sur un nouvel album, et qu’on ne se sent vraiment pas en forme pour ça. Ça arrive, et c’est agréable de pouvoir chanter ce genre de chansons qui permet de se sentir bien.»

Santigold
Scène de la Montagne
Dimanche à 16 h 45

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