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Cette semaine, Métro craque pour Original Game, Freddie Highmore dans The Good Doctor, Victoria & Abdul …

Photo: Philip Faith/collaboration spéciale

Cette semaine, Métro craque pour Original Game d’Alex Robshaw, Freddie Highmore dans The Good Doctor, Victoria & Abdul, La doudou qui avait peur des dinosaures, Un herbier 
de Montréal, Christiane Charette à la radio, Quand on 
était seuls.

1. Original Game d’Alex Robshaw
De sa voix assumée, en contrôle et bien modulée, Alex Robshaw propose, avec Original Game, une étude contemporaine du désir sous tous ses aspects. Parmi eux, elle chante Le désir terrible, pièce peut-être la plus entraînante, quoique entrecoupée de moments de calme, de ce deuxième disque aussi riche sur le plan des textes que des arrangements. Cinq ans après 1339 Crowder’s End, l’auteure-compositrice-interprète montréalaise signe un opus plus épuré, dans lequel on reconnaît encore son amour pour Tori Amos, et encore son amour pour son art. Toujours de façon indépendante, elle propose 13 morceaux pleins de cœur, d’énergie, d’émotion sur la passion, la rédemption, portés par ses mots sentis qu’elle superpose sur son piano, qui se fait délicat sur Hibiscus Rosa Sinensis, mélancolique sur Peter Pan ou rhythm and blues sur Vicious. Un morceau dans lequel Alex demande : 
«Could I be enough for you?» Vous pouvez répondre en vous rendant, et en écoutant, 
à alexrobshaw.com. (Natalia Wysocka)

2. Freddie Highmore dans The Good Doctor
C’est la nouveauté aux meilleures cotes d’écoute cette saison et qui tient tête au phénomène This Is Us. Pourtant, The Good Doctor 
ne se déroule pas dans un décor révolutionnaire. Adaptée, par le créateur de House, d’une émission sud-coréenne, moins mélo que Grey’s Anatomy, elle est surtout plus incarnée que les séries médicales fades que les Américains servent à la louche. Une qualité qu’on doit à Freddie Highmore, qui y joue un médecin souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme. Même s’il est toujours compliqué d’évaluer la qualité d’interprétation pour ce type de personnage, l’acteur britannique de 25 ans convainc totalement. Après Atypical, voici une autre production télé solide sur l’autisme. De retour à CTV et à ABC lundi à 22 h. (Baptiste Barbe)

3. Victoria & Abdul
Parmi les nombreux films «inspirés d’une histoire vraie», Victoria & Abdul, sorti en DVD récemment, se démarque si on ajoute le mot «presque». On retrouve ici le réalisateur Stephen Frears et l’immense actrice Judi Dench, nommés aux Oscars en 2014 pour Philomena, dans cette comédie racontant l’amitié entre une reine Victoria vieillissante et Mohammed Abdul Karim, un serviteur audacieux venu d’Inde qu’elle a rencontré lors d’un énième banquet. Blasée par quatre décennies de règne, Victoria ne cède pas devant une cour raciste, accrochée à ses privilèges, et fera de lui son Munshi, son professeur de langue. C’est touchant, c’est drôle comme seuls les Britanniques savent souvent le faire, c’est un bon moment devant son écran. (Baptiste Barbe)

4. La doudou qui avait peur des dinosaures
Dans un nouvel album pour enfants, Claudia Larochelle renoue avec Jeanne et la doudou qui ne sentait pas bon, vedettes de son précédent titre. L’auteure a encore une fois trouvé le ton juste pour aborder, ni vu ni connu, des questions sensibles comme la crainte des piqûres, la rivalité et la peur de l’abandon. Voilà donc une bien jolie histoire racontée avec beaucoup de sensibilité. En librairie aux Éditions de La bagnole. (Jessica Dostie)

5. Un herbier 
de Montréal
Les célébrations du 
375e anniversaire de Montréal sont peut-être (enfin) terminées, mais il n’est pas trop tard pour poser un regard neuf sur notre ville. C’est ce que Un herbier de Montréal, dirigé par le bien nommé poète Bertrand Laverdure, permet de faire. Cet objet singulier, à la 
fois recueil de poésie, 
encyclopédie florale 
et album de bande dessinée, propose une exploration artistique originale autour de 16 plantes emblématiques de la flore montréalaise. En librairie aux éditions La Pastèque. (Benoit Valois-Nadeau)

6. Christiane Charette à la radio – pendant un trop bref moment
Pendant la période des Fêtes, ICI Première a fait une petite place, une heure en après-midi pendant deux semaines, à Mme Christiane Charette. Quel bonheur de retrouver au micro cette pétillante intervieweuse qui sait si bien mettre en valeur ses invités. Le plus triste, c’est que ce soit déjà fini. À quand une émission en saison régulière pour cette animatrice curieuse, spontanée, un brin naïve et tellement authentique? On veut plus de Christiane Charette, que ce soit à la radio ou à la télé! (Audrey Lavoie)

7. Quand on 
était seuls
L’auteur David Alexander Robertson, défenseur canadien de la cause autochtone, raconte dans une prose adaptée aux enfants une tranche d’histoire des autochtones d’ici. Au-delà 
des mots, les illustrations 
de l’artiste Julie Flett ponctuent le récit de tableaux tous plus colorés les uns que les autres. La lecture de ce livre touchant sans jamais être moralisateur est nécessaire. En librairie aux Éditions des Plaines. (Jessica Dostie)

Et on se désole pour…

Le biopic de l’heure
Notre avis ne fera certainement pas l’unanimité. Surtout lorsqu’on voit toutes les mises en nomination et les étoiles et les critiques dithyrambiques que reçoit ce film. N’empêche, I, Tonya (lire : Harding) nous a laissée (oho) de glace. Oui, l’histoire de cette athlète olympique américaine 
est captivante. Mais quiconque a suivi le patinage artistique, ou même juste l’actualité, au début des années 1990, la connaît, cette histoire. Pour ce qui est de cette «Moi, Tonya» (quel mauvais titre), Margot Robbie s’acquitte bien de 
sa tâche dans le rôle «oscarisable-golden globesable» de la très belle actrice qu’on transforme en version plus trash (oh mon dieu, elle a les cheveux crêpés et un accent, elle est méconnaissable). Mais. Quelque chose dans ce «vrai» récit sonne faux. Quelque chose sonne décalé. Trop de farce dans 
le ton, trop de caricature dans les personnages. Trop critique? La saison des 
galas nous donnera sûrement tort. (Natalia Wysocka)

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