Culture

The Expendables 2, un terrain connu pour Dolph Lundgren

Photo: Frank Masi

Dolph Lundgren revisite son passé dans The Expendables 2.

Ce n’est plus un secret : la star de films d’action des années 1980 Dolph Lundgren détient un diplôme en génie chimique et a refusé une bourse du MIT pour être le garde du corps de Grace Jones avant de devenir acteur. Ironie du sort – ou pas –, Gunnar, son personnage de mercenaire dans The Expendables 2 (Les sacrifiés 2), a quitté ses études en génie chimique au MIT pour devenir videur dans le club où il a rencontré sa petite amie. Quel hasard! Métro s’est assis avec lui.

Qui a eu l’idée d’utiliser votre histoire personnelle et de l’appliquer à votre personnage?
[Sylvester] Stallone. J’avais des réserves sur le scénario original de cette suite. J’avais eu tellement de plaisir dans la peau de mon personnage lors du premier volet. C’est pour ça que j’avais dit oui, et tout le monde semblait content de ma performance. Mais dans le deuxième film, mon personnage devenait secondaire. Il était derrière et demandait presque aux autres s’il pouvait lancer une grenade! Ça ne m’a pas plu et je ne voulais plus participer au film. Stallone est venu me voir en me disant qu’il allait voir ce qu’il pouvait faire pour me convaincre de rester. Il m’est revenu avec quelques idées, dont celle de s’inspirer de mon passé.

Avez-vous eu votre mot à dire quant aux liens entre votre vie et celle de votre personnage?
Tout y est. Je suis un bouncer, ce qui fait référence à mon passé de garde du corps. Ensuite, je tombe amoureux d’une fille qui danse le disco : un clin d’œil à ma relation avec Grace Jones. Sylvester Stallone a bâti une carrière en transposant sa vie au grand écran. Ça a bien marché! Alors, je tente le coup avec ce film! On verra si ça fonctionne!

Quand vous participez à un film avec autant d’acteurs (Stallone, Statham, Van Damme, Willis, Norris), craignez-vous qu’il n’y ait pas assez de place pour tout le monde?
Oui. Le réalisateur et les scénaristes ont dû faire des pieds et des mains pour pouvoir donner du temps d’écran à chacune des 10 vedettes afin que personne ne se sente froissé ou laissé de côté. Le public a droit à sa dose de Chuck [Norris] ou de quiconque il souhaite voir. Que ce soit Dolph Lundgren, Terry Crews ou Stallone. Non, en fait, Stallone a pas mal de scènes, ce n’est pas un problème! [Rires]

Comment votre vie a-t-elle changé depuis le premier volet des Expendables?
Ç’a changé beaucoup de choses. C’est drôle parce que quelques années ont été vraiment marquantes dans ma vie. Je me souviens de mon départ de la Suède pour m’installer en Australie. Je me souviens de la sortie de Rocky 4. C’était une grosse année. Je me souviens de l’année de mon mariage. Puis, je me souviens de 2010, année de la sortie de The Expendables. J’ai divorcé, je suis revenu à Los Angeles, j’ai rencontré ma petite amie puis j’ai animé la sélection suédoise pour l’Eurovision où les Suédois, plutôt que de me voir comme un méchant qui avait quitté le pays pour faire du cinéma, m’ont bien accueilli et m’ont bien traité. La sortie de Expendables a fait partie de cette année très marquante pour moi. Je crois que c’était une pièce importante du puzzle.

Dans l’ombre des vedettes

Quand plusieurs acteurs sont sur un plateau avec Sylvester Stallone, comme dans The Expendables 2, est-ce qu’ils l’imitent quand il n’est pas dans les parages?
Oui, confirme Dolph Lundgren. Et ils imitent Arnold [Schwarzenegger] aussi. I’ll be back. [Rires] Je suis allé au Comic-Con avec toute la distribution. On était assis avec Arnold et Stallone, et on ne disait rien parce que tout le monde n’en avait que pour eux. Ils sont tellement célèbres, c’est dément. Ils sont connus jusqu’au fond de la jungle malaisienne. Alors, tout le monde connaît leurs voix et peut les imiter très facilement.

Pour voir la bande-annonce de The Expendables 2
En salle dès vendredi

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