Culture

Momo le motivateur, le musicien, le réalisateur… et plein d’autres choses

Photo: Daphné Caron/Urbania

On ne sait pas trop dans quelle case placer Momo, l’homme derrière le désormais célèbre clip de Marie-Élaine Thibert, Sans toi. Il s’agit certainement d’un fascinant personnage.

Comment êtes-vous devenu… tout ce que vous êtes?
Au départ, j’étais producteur de musique. Toute ma vie j’ai rêvé d’être musicien. J’ai joué avec pas mal de monde cool, comme le batteur de Madonna, j’ai fait des vocals avec Sass Jordan, j’écrivais du stock pour tout le monde et après, je suis devenu agent.

Et motivateur?
Je faisais des vidéos sur l’internet, et après avoir eu une bonne chicane avec un troll, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de négativité sur le web. J’ai voulu transformer ça en force positive, en partageant mon expérience de la vie sous forme de vidéo. J’ai eu 400 000 clics et ça m’a donné la piqûre.

Quelle est votre approche, comme motivateur?
Je dis ce que je pense, même s’il faut que je sacre. Quand je dis «fuck», c’est pas pour insulter le monde, mais pour illustrer quelque chose. Mes vidéos de motivation ont tellement marché que j’ai fondé Accellerator, un programme par lequel j’aidais mes fans en leur faisant une vidéo. Par exemple, si une d’entre elles rêvait d’être actrice, je lui montais son portfolio gratuitement.

Gratuitement?
Oui. On a juste une vie à vivre, you know. Et moi, je fais une vidéo en trois heures. C’est ça, 29 ans d’expérience. L’hésitation est ta pire ennemie. Si tu veux faire une vidéo, tu la fais, c’est tout. C’est infuckinstantané. J’ai fait le dernier vidéoclip de Brigitte Boisjoli, par exemple. Je l’ai fait en trois heures! J’ai fait tout son branding aussi et ça a carrément lancé sa carrière.

Vous n’avez pas eu le même succès avec le clip de Marie-Élaine Thibert.
L’affaire, c’est qu’on voulait rendre Marie-Élaine plus edgy pour lui ouvrir les portes de la France. Et elle adorait ça parce qu’elle voulait aller chercher un nouveau public. Le quatre minutes du début, c’était pas pour MusiquePlus, c’était pour l’internet. Les gens s’imaginent qu’on a fait ça avec un gros budget, mais on était juste quatre personnes. Finalement, c’était peut-être trop edgy pour elle et pour ses fans.

Votre prochain projet, c’est quoi?
Je monte le premier show rock de motivation. Ça va être David Coperfield meets Anthony Robbins, sur le crack!

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