Culture

Ozzy Osbourne: qui a peur du gros méchant doux?

Depuis que la planète entière a découvert Ozzy et sa famille dysfonctionelle par l’entremise de la série The Osbournes sur MTV et MusiquePlus, le monsieur a perdu pas mal de son lustre dans l’univers métal.

Depuis que la planète entière a découvert Ozzy et sa famille
dysfonctionelle par l’entremise de la série The Osbournes sur MTV et
MusiquePlus, le monsieur a perdu pas mal de son lustre dans l’univers
métal.

C’est qu’il est une légende, le papi! C’est lui qui a inventé le heavy métal avec le célèbre groupe anglais Black Sabbath. C’était en 1970… et à l’époque, il faisait peur aux parents pour vrai.

Tout un personnage
C’est en solo qu’il a commencé à développer son personnage caricatural à partir de 1980, mais malgré ses frasques, le gars a toujours su retomber sur ses pattes, tout en accumulant tranquillement les hits.

Ozzy a renoué avec le succès et la crédibilité dans les années 1990 avec ses Ozzfests, des tournées où il s’associait à des groupes de la relève. Cependant, ses albums, eux, devenaient de moins en moins bons, et chaque nouvelle tournée était annoncée comme étant sa dernière. Mais que pourrait-il faire d’autre? Il ne sait même pas programmer un DVD…

Nouveau disque
Il persiste donc, et sur son dernier album, Black Rain, paru l’été dernier, le monsieur annonce clairement ses couleurs, en musique et en paroles. Par exemple, sur I’m Not Going Away – le premier (et seul) extrait du nouveau CD -, il chante grosso modo qu’il ne partira pas, que lui seul sait ce qu’il se passe dans sa tête, que personne n’arrivera à le casser.

Non, Ozzy n’est plus pertinent musicalement (donnez-lui un break, il va avoir 60 ans cette année!), mais ce n’est plus là-dessus qu’il capitalise. Son truc, depuis toujours, c’est le spectacle, et il en donne tout un! Le seul hic, c’est qu’à cause de son état physique, il ne peut plus faire ses fameux sauts de grenouille…
Avec Rob Zombie, au Centre Bell, 1260, rue de la Gauchetière O., mercredi à 19 h 30, 60-80 $, ozzy.com

Autres suggestions de sorties:

Jeans Team

Ça faisait si longtemps qu’on avait entendu parler des quatre hurluberlus berlinois qui forment le Jeans Team… Voilà qu’ils ressurgissent le temps d’une «grosse» tournée nord-américaine qui les promène dans toutes les métropoles durant le mois de janvier. Après New York hier, les gars sont ici ce soir et jouent au Zoobizarre, ce petit bijou de club aux allures de manoir médiéval sur la plaza Saint-Hubert. Le style déjanté du Jeans Team convient parfaitement au Zoobizarre qui, depuis deux ans, programme des soirées et des groupes aussi diversifiés qu’intéressants. Quant à ce que feront les quatre Teutons ce soir, impossible à dire, ça peut aller de l’électro à la ballade allemande… On peut en tout cas prédire quelque chose de frais!

Au Zoobizarre, 6388, rue Saint-Hubert. Ce soir, vendredi, à 22 h, 10 $-12 $, jeansteam.de

Julie Doiron
Le groupe alternatif de Moncton Eric’s Trip a été l’un des plus marquants des années 1990 au Canada, mais depuis sa dissolution en 1996, la bassiste et chanteuse Julie Doiron mène une très belle carrière solo en poursuivant dans la même lignée folk lo-fi que son ancien combo. Elle a déjà neuf albums derrière elle, tous constitués de belles vignettes sur les relations humaines qui font mouche grâce à la musique et aux textes, qui sont un peu gauches et très touchants, et dont l’aspect inachevé ne fait qu’accentuer la fragilité apparente. La dame se paie un spectacle en solo ce soir, façon de pendre la crémaillère à Montréal où elle vient de déménager. Souhaitez-lui la bienvenue!

Avec Lily Frost. À la Sala Rossa, 4848, boul. Saint-Laurent, ce soir, vendredi, à 20 h 30, 12 $-15 $, juliedoiron.com

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