Culture

Rires et délires en apesanteur

Nous sommes en 2040, dans les derniers instants du film Dans une galaxie près de chez vous 2.
À des années-lumière de la Terre, l’équipage du vaisseau Romano Fafard est à bout de nerfs, au moment où son capitaine tente d’envoyer un message aux humains d’une génération précédente par l’entremise d’un vortex flottant dans l’univers. Ce geste, qui fera une brèche dans le continuum espace-temps, sera déterminant pour l’avenir de l’humanité. La tension est à son paroxysme, et tout le monde retient son souffle.

C’est le moment que Valence (Sylvie Moreau) choisit pour lancer : «C’est l’fun qu’on fasse de la science-fiction, parce qu’on peut dire n’importe quoi!»

Dans la salle de cinéma, le gag provoque bien des rires, mais pour les créateurs Claude Legault et Pierre-Yves Bernard, Dans une galaxie près de chez vous, c’est du sérieux.

«On invente notre propre logique et on détermine nos propres règles, souligne Claude Legault. On bâtit notre histoire à l’intérieur de ces paramètres et on l’assume jusqu’au bout.»

«On peut dire n’importe quoi sur le plan technique, mais en ce qui concerne les personnages et les liens entre eux, on est hyper rigoureux, ajoute Pierre-Yves Bernard. On n’a pas le choix, parce qu’il y a des milliers de jeunes qui nous le feraient savoir!»

Et comment! Depuis sa première apparition à l’antenne de Canal Famille en 1998, Dans une galaxie près de chez vous a été élevée au titre de série culte par nombre de téléspectateurs. Des ados et des adultes qui ont savouré chaque minute des 65 épisodes de la satire québécoise et qui se sont rués dans les salles sombres lorsqu’elle a été portée au grand écran en 2004, lui permettant d’amasser des recettes de près de 3 M$ au box-office.

Dans ce deuxième long métrage, les membres de l’équipage du vaisseau spatial Romano Fafard continuent d’explorer de nouvelles galaxies afin de trouver une planète habitable pour y déménager les habitants de la Terre, qui se meurent sous les rayons du Soleil.

Comme dans toute bonne comédie qui se respecte, rien ne va comme prévu, et la mission de la bande de joyeux lurons tourne court à la suite de la perte accidentelle de la seule sonde qui leur reste. S’ensuivra une cascade d’aventures plus absurdes les unes que les autres qui en fera voir de toutes les couleurs à Brad, Bob, Petrolia et compagnie.

«Je suis content de voir qu’il y a un engouement, mais quand on a abordé le film, je me suis dit : « OK. Il faut que le scénario soit écÅ“urant», raconte Pierre-Yves Bernard, qui compte parmi ses séries cultes La vie, la vie et Three’s Company. Je n’ai pas tendance à penser : « Le monde aime ça; on va ‘slaquer’ un peu. » Il faut qu’on soit bons, peu importe si on est attendus ou non.»

Même son de cloche du côté de Claude Legault, qui dit toujours donner le meilleur de lui-même, par respect pour les fans de la série.

«Si on est contents de ce qu’on fait, si on trouve qu’on a fait du bon travail, c’est correct, note-t-il. Mais on ne peut pas satisfaire tout le monde. C’est quelque chose qu’on accepte mieux en vieillissant. Cela dit, on aimerait ça que le monde fasse la vague en voyant le film au cinéma. Parce qu’une mauvaise critique, ça fait toujours mal.»

Dans une galaxie près de chez vous 2
En salle dès le 18 avril

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