Culture

Le Laïka, plus ça change, meilleur c'est

Que peut-on souhaiter à Bruno Ricciardi-Rigault? Son sympathique bar-resto-club, qui entame cette semaine sa 10e année d’existence sur la Main, est plus achalandé et plus apprécié que jamais.

Le Laïka est encore un des endroits-clés du quartier, pour sa bouffe, sa musique et son atmosphère branchée qui ont fait école. «On est au stade où on bonifie et on améliore notre formule, révèle le patron,interrogé sur l’évolution du commerce. Le menu par exemple a été revu pour suivre les goûts de la clientèle.»

Et la musique électronique, marque de commerce de l’endroit, change-t-elle aussi? «Les DJ changent – c’est d’ailleurs le seul roulement de staff que j’ai – simplement parce que toutes mes stars ont déménagé à Berlin! Ernesto, The Mole, Mike Shannon et Frivolous sont partis, mais comme le Canadien, j’ai assuré la relève en engageant des jeunes qui ont grandi dans l’organisation!»

Soirée DJ à la SAT
Ce sont ces nouveaux DJ résidants qui vont alimenter la soirée à la SAT en l’honneur du Laïka. Mais outre la longévité de son bar, Bruno a-t-il d’autres raisons de célébrer? «J’en ai une grosse : la fin des travaux de réfection sur le boulevard! Ils ont duré 14 mois, et 2 jours après que la Ville a eu refermé la rue, les premières neiges sont tombées : après les pépines, les grattes!»

Mais la patience de Bruno sera récompensée : il y aura désormais une terrasse permanente devant le bar, au coin de Saint-Laurent et de Duluth, durant l’été. En attendant, les amis du Laïka sont tous invités à célébrer leur bar de quartier – et l’arrivée imminente du printemps – en dansant. Longue vie!
 
Avec YoYoWho!, Ludaxpack, Haris Pilton, Poontz, Slim Jim, Thermos, Bleuchut et Mir, à la SAT, 1195, boulevard Saint-Laurent, samedi à 22 h,
10-15 $, Laikamontreal.com

Autres suggestions de sorties:

Joe Jackson

Après une grosse vingtaine d’albums, d’innombrables hits et même une autobiographie, Joe Jackson n’a toujours pas dit son dernier mot ni chanté sa dernière note. Il est même revenu à ses premières amours! Passé par à peu près tous les styles possibles, du reggae à la musique symphonique, le monsieur a rappelé en 2004 les membres de son premier band – 23 ans plus tard -afin
de retourner à ses racines punk pop. Les deux albums parus depuis, Volume 4 et le tout récent Rain, ne sont pas aussi décapants que ceux de 1979, mais ils sont bien mieux maîtrisés. À 54 ans, il a toujours l’esprit aussi vif et ses doigts le sont tout autant.

Avec Mutlu, au Métropolis, 59, rue Sainte-Catherine Est, mercredi à 20 h, 40 $, joejackson.com

Diplo

Wesley Pentz tripe quand il joue ici, et ça s’entend dans ses mixes. Pourquoi aime-t-il tant Montréal? Le gars de Philadelphie tripe sur les cultures, comme en témoignent ses mixes inspirés par la musique indienne (avec M.I.A.) ou sud-américaine (avec CSS et Bonde Do Role). Et ici, il voit un microcosme unique en Amérique, où les gens se cultivent de choses aussi riches que variées… à moins que ce ne soit qu’à cause des filles? Diplo a terminé sa tournée américaine avec Justice cette semaine et nous paie une visite avant de partir pour Coachella et l’Indonésie. Profitez-en!

Avec Rye Rye et DJ Sega, au Club 1234, 1234 rue de la Montagne, jeudi à 22h, 15 $, maddecent.com

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