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Bïa, belle de nuit

Marc-André Lemieux, Métro

Pour la plupart d’entre nous, la nuit est synonyme de repos. Quelques heures de sommeil bien méritées pour recharger ses batteries et mettre ses pensées en veilleuse.

Bïa n’adhère pas à cette vision des choses. C’est pourquoi elle a nommé son plus récent album Nocturno. Elle décrit cet opus comme une traversée de la nuit qui lui rappelle entre autres ses années passées à bord un voilier sur l’Atlantique.

«Le ciel, les étoiles, la lune, l’obscurité la plus totale… Ça m’a toujours fascinée, explique-t-elle. La nuit, c’est aussi le moment idéal pour avoir des conversations hyper profondes avec des gens qu’on rencontre pour la toute première fois, explorer la ville, faire la fête… La nuit nous offre des tonnes de possibilités.»

Se donner du temps
Nocturno marque le retour de Bïa, l’auteure-compositrice-interprète. Premier CD de compositions originales depuis Carmin, paru en 2003, il succède à CÅ“ur vagabond, une collection d’adaptations de chansons brésiliennes et françaises qu’elle avait enregistrée en 2005 dans le but de se donner davantage de temps pour écrire de nouveaux textes.

«Deux ans, je ne considérais pas que c’était assez long pour maturer quelque chose de très personnel, raconte-t-elle. J’avais choisi de faire un projet un peu plus léger, donc moins intime, moins intense et moins déchirant.»

C’est ainsi que Bïa a passé la quasi-totalité de 2007 terrée dans un studio d’enregistrement du quartier Rosemont-Petite Patrie, en compagnie de son complice, Erik West-Millette, qui a signé les arrangements et la réalisation de l’opus.

Aujourd’hui, la chanteuse se dit fière d’être allée au bout de ses convictions, sans concessions ni compromis. Un choix qu’elle assume entièrement, mais qui, à plusieurs égards, n’a pas été facile.

«Pour mes autres albums, j’ai dû – pour des raisons économiques – me plier à un calendrier, révèle-t-elle. Quand tu vis de ta musique et que tu ne sors pas de disque, tu dois te serrer la ceinture. Parce que sans album, tu n’as pas de shows. Et si tu ne fais pas de shows, tu n’as pas d’argent, etc. Mais je ne voulais pas interrompre le travail que cet album méritait en fonction d’une date préétablie.»

C’est donc avec sérénité – mais non sans émotion – que Bïa lève le voile sur Nocturno, qu’elle présente comme son album le plus achevé à ce jour. «C’est exactement le disque que je rêvais de faire, dit-elle. Il en laissera peut-être quelques-uns indifférents, mais je ne pourrai pas me dire que c’est parce que je n’ai pas travaillé assez fort!»

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