Culture

Le docteur Ross Geller réalise Run, Fat Boy, Run

Chris Atchison, Metro Toronto

David Schwimmer reconnaît lui-même que le mot est faible pour dire qu’il a une carrière choyée à Hollywood. L’acteur, qui jouait le docteur Ross Geller dans la fameuse sitcom Friends, a fait partie d’un phénomène culturel pendant plus de
10 ans et en récolte encore aujourd’hui les bénéfices, alors que la série jouit encore d’une large diffusion.

Mais David Schwimmer admet qu’il a toujours attendu sa chance de pouvoir être réalisateur. Bien qu’il ait eu l’occasion de diriger une douzaine d’épisodes de Friends, le grand écran l’attirait sans arrêt.

Lorsqu’il a découvert le scénario de la comédie  Run, Fat Boy, Run, dont l’action se passe à Londres, il a su qu’il était temps de passer à l’acte. «J’étais impatient de  faire un long métrage, mais comme vous le savez, faire réaliser un film vous prend une année de votre vie. Je ne pouvais donc pas me lancer là-dedans tant que je jouais dans Friends, se souvient l’acteur qui a été en lice aux Emmy Awards. C’est donc quelque chose que j’avais dans un coin de ma tête. Finalement, lorsque j’ai lu le script, j’ai pensé que c’était une super occasion et j’ai sauté dessus.»

Le film met en vedette Simon Pegg (Hot Fuzz, Shaun of the Dead), qui a aussi coécrit le scénario. L’action du film débute lorsque Dennis (Pegg) quitte sa fiancée enceinte, Libby (Thandie Newton, The Poursuit of Happyness) le jour de leur mariage.

Quelques années plus tard, Libby a un nouveau petit ami, Whit (Hank Azaria), que Dennis déteste. Pour reconquérir son ex et prouver son mérite en tant que père, Dennis retrouve une nouvelle jeunesse, en essayant de se garder en forme et de gagner le marathon de Londres – non sans quelques embûches.

Le film est écrit dans le style typique de Simon Pegg, et permet l’apparition de comédiens britanniques comme Stephen Merchant (Extras) et David Walliams (Little Britain).

Humour britannique
Certains ont dû trouver étrange que David Schwimmer se risque à traverser l’Atlantique pour son premier film. Mais le réalisateur a indiqué qu’il était tout à fait à l’aise de travailler à l’étranger, et de voir s’il y existe quelques différences entre l’humour anglais et américain.

«Bien sûr, les références culturelles sont différentes, ainsi que le rythme des dialogues. Et les Anglais sont peut-être moins à l’aise avec l’émotion, a expliqué le réalisateur. Mais je pense que si nous montrons de bons personnages dans des situations drôles, nous trouverons les mêmes choses amusantes.»

Le réalisateur a concédé que malgré le succès phénoménal de sa carrière, il a
eu, comme le personnage de Dennis, des périodes plus difficiles. «On se  dit tous qu’on a des failles et qu’on ne mérite pas telle situation, telle personne, telle job. Si quelqu’un me disait qu’il n’a jamais douté de lui-même, je trouverais cette personne difficile à croire.  Je pense qu’il est humain d’avoir des doutes et de ne pas être parfait,» conclut David Schwimmer.

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