Bradley Cooper en terrain méconnu dans The Words
Bradley Cooper n’a pas hésité longtemps avant d’accepter de jouer dans The Words (Les mots), coécrit et coréalisé par son ami d’enfance Brian Klugman.
Mais ça ne veut pas dire que l’acteur était entièrement à l’aise de personnifier Rory Jansen, un auteur qui découvre un manuscrit, le fait passer pour le sien et remporte un succès fulgurant. «J’avais peur de ne pas être à la hauteur quand Brian et Lee [Sternthal, l’autre scénariste et réalisateur] m’ont demandé de participer au projet, avance-t-il. J’ai dit oui parce que j’aurais fait n’importe quoi pour eux. Brian est mon meilleur ami. Une semaine avant le tournage, alors que je lisais le scénario pour une dernière fois, Brian a réalisé que j’étais inquiet de ne pas tout à fait saisir l’essence de mon personnage.»
Le film touffu suit l’ascension de Rory et de sa femme (Zoë Saldana), qui appuiera son mari jusqu’au bout. Parallèlement, on narre ce que contient le manuscrit retrouvé : une histoire d’amour tragique entre un soldat américain (Ben Barnes) et une Française (Nora Arnezeder) sise dans le Paris de l’après-guerre. Par-dessus tout ça, un auteur établi (Dennis Quaid) raconte l’histoire de Rory à une jeune femme avide de détails (Olivia Wilde). Le film a permis à Cooper d’emprunter des avenues inexplorées : «J’ai fait des choses que je me croyais incapable de faire», affirme-t-il.
Alors que le plagiat est au centre de l’intrigue, il sera peut-être difficile pour les spectateurs de trouver sympathique le protagoniste, mais Cooper a réussi à comprendre Rory. «L’histoire va au-delà de l’auteur qui plagie pour atteindre le succès, explique l’acteur. Son but n’est pas de devenir célèbre. Son but est d’atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. Je ne vois pas Rory comme un raté, mais plutôt comme une personne qui cherche par tous les moyens à devenir un homme, poursuit-il. Je crois que son talon d’Achille est son impatience. Ce que j’aime, dans le scénario, c’est que Rory est en fait un excellent auteur. Ce n’est pas un auteur raté qui cherche le succès à tout prix. Il est simplement trop préoccupé par le fait d’atteindre un certain standard. C’est là son grand défaut.»