Cette semaine, Métro craque pour la pièce Le bizarre incident du chien pendant la nuit, Steven Wilson, Luc Langevin…
Cette semaine, Métro craque pour la pièce Le bizarre incident du chien pendant la nuit, le livre La femme qui ne vieillissait pas, le film A Quiet Place, Steven Wilson, les 20 ans de Métropolis Bleu, la collection Atelier78 édition Venise et le dernier spectacle de Luc Langevin, Maintenant demain.
1. Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Quand Wellington est tué en pleine nuit, Christopher décide de mener l’enquête. Résumé ainsi, le bizarre incident peut paraître simple, mais qu’on se détrompe! Des découvertes créeront des mystères dans ce récit parfaitement construit. Sébastien René est phénoménal dans le rôle du jeune garçon, qui «ne peut pas mentir», qui explique candidement comment il voit le monde, leçons d’astronomie et de mathématiques avancées au passage, et pourquoi il «trouve les gens confondants», avec leurs métaphores et toutes leurs expressions faciales. De petites maisons se transformeront en sièges d’autobus, des enveloppes deviendront les rails d’un chemin de fer dans une mise en scène chorégraphiée au quart de tour par Hugo Bélanger. On reste bouche bée, les émotions à fleur de peau. Jusqu’au 19 mai, au Théâtre
Jean Duceppe. –Carine Touma
2. La femme qui ne vieillissait pas
Par un phénomène inexpliqué, Betty vit le rêve de bien des femmes: à partir de 30 ans, son apparence reste figée. Vu de l’extérieur, c’est comme si elle ne vieillissait tout simplement plus. On découvrira toutefois rapidement que, loin d’être une bénédiction, son état devient plutôt un châtiment. «À 47 ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucun cerne; j’avais 30 ans, désespérément.» Avec ce conte réaliste qui se lit d’un souffle, Grégoire Delacourt évoque de brillante manière l’obsession de la jeunesse qui ronge notre société. Aux éditions JC Lattès. –Jessica Dostie
3. A Quiet Place
On est peut-être bourré de préjugés, mais honnêtement, on n’attendait pas grand-chose d’un film d’horreur mettant en vedette un couple propret de Hollywood (John Krasinski, aussi à la réalisation, et Emily Blunt). Mais A Quiet Place (Un coin tranquille en version française) nous a séduit (et effrayé!) grâce à son concept simple, mais ô combien efficace: dans un monde post-apocalyptique, une famille tente de survivre sans faire le moindre bruit, au risque d’être massacrée par des créatures aveugles, mais dotées d’un ouïe redoutable. Voilà un film à la fois terrifiant et intelligent qui, dans la lignée des Get Out et Don’t Breathe, renouvelle un genre qui en avait bien besoin. En salle. –Benoit Valois-Nadeau
4. Steven Wilson
à L’Olympia
Le maître du rock progressif Steven Wilson vient défendre son dernier album To The Bone, samedi, sur les planches montréalaises. Sans première partie, l’artiste consacre, comme à son habitude, la soirée au complet à son public. Son nouveau projet, résolument plus pop et accessible, a divisé les fans à sa sortie. Mais l’expérience Steven Wilson se doit d’être vécue live. On espère (pas si) secrètement entendre quelques morceaux de (feu son band) Porcupine Tree. Demain
à 20h à L’Olympia. –
Camille Lopez
5. Les 20 ans de Métropolis Bleu
Depuis maintenant deux décennies, le festival littéraire Métropolis Bleu rapproche auteurs et lecteurs grâce à une programmation riche et originale. Cette 20e édition ne fait pas exception. Les amateurs de polars pourront se régaler avec la série Peur & Noirceur, qui rassemble Patrick Sénécal, Jean-Jacques Pelletier, Pascal Bruckner, Lola Lafon et Philippe Jaenada, lauréat du Prix Femina 2017 pour La serpe. Une belle place est également accordée aux auteurs scandinaves avec le cycle Ciel du Nord, affilié au Printemps nordique.
Dès aujourd’hui et jusqu’au 29 avril. –Benoit Valois-Nadeau
6. La collection Atelier78
édition Venise
Quelques mois avant la naissance de leur premier enfant, Vanessa Pilon et Alex Nevsky avaient un nouveau bébé d’un autre genre à présenter cette semaine: la collection de verres fumés Atelier78 édition Venise qu’ils ont créée exclusivement pour Doyle. Ils ont ainsi imaginé des lunettes de soleil chic aux lignes modernes – à leur image, quoi. L’accessoire parfait pour arpenter la place des Festivals cet été. De 179$ à 199$ à doyle.ca.
–Jessica Dostie
7. Maintenant demain
Bon. Luc Langevin tente de nous faire croire que son nouveau spectacle, Maintenant demain, est un spectacle d’illusion. Sauf que personne n’est assez dupe pour croire ça. On sait que c’est de la vraie magie. Sinon, comment réussirait-il à téléporter un spectateur d’un coffre-fort à un autre sur scène, sous les yeux des spectateurs? Comment réussirait-il à léviter sans corde qui le retienne? À lire dans les pensées de plusieurs personnes à la fois? À deviner les noms des gens qui vont attraper le ballon qu’il va lancer dans la foule? C’est ça, c’est de la magie. Luc Langevin parcourra le Québec toute l’année avec ce nouveau spectacle. Il
sera de retour à la Place
des Arts
les
30 novembre et 1er décembre prochains. –Virginie Landry
Et on se désole pour

La mort de
Milos Forman
Le cinéma a perdu il y a quelques jours un artisan discret doté d’un grand talent. Doucement subversif, Milos Forman n’a réalisé qu’une douzaine de longs métrages, mais de très bons: L’as de pique, Au feu les pompiers, Les amours d’une blonde dans sa Tchécoslovaquie natale, puis Vol au-dessus d’un nid de coucou, Amadeus, The People vs. Larry Flynt et Man on the Moon durant sa période américaine. Des films qui ont tous en commun un goût pour la liberté et l’humour délinquant, et qui n’ont pas pris une ride. –Benoit Valois-Nadeau