Culture

Foals, le bruit court…

Marc-André Lemieux, Métro

Avant même de donner son tout premier spectacle, Foals faisait déjà saliver les grands bonzes de l’industrie musicale.

Originaire d’Oxford, une ville d’Angleterre qui a vu naître plusieurs grands groupes, dont Radiohead et Supergrass, le quintet vient de lancer Antidotes. L’opus, qui propose une pop furieuse aux accents punk et rock, est entré au troisième rang des palmarès britanniques.

Les membres de la jeune formation disent ne pas se préoccuper de l’engouement qu’ils suscitent partout où ils mettent les pieds. «C’est bizarre de voir son nom dans les palmarès à côté de celui de Nickelback», observe le chanteur Yannis Philippakis, 20 ans, rejoint par téléphone à Washington, où le groupe amorçait sa tournée nord-américaine.

Drôles de numéros
Réputé pour ses prestations énergiques, Foals est aussi reconnu pour son sens de l’humour absurde. Il y a quelques mois, le claviériste Edwin Congreave annonçait en grande pompe qu’il accordait son soutien à Barack Obama dans la course à l’investiture démocrate. Il n’en fallait pas plus pour que le groupe soit assiégé de questions. «Edwin fait des blagues que personne n’a l’air de comprendre», dit Yannis.

Parfois, la comédie va trop loin. Récemment, Foals a dû payer de nombreuses amendes pour mauvaise conduite. La plus récente s’élevait à 700 $. La raison? Une food fight qui a dégénéré. «On est jeunes, explique Yannis. Mais on est assez vieux pour savoir qu’on aimerait mieux que notre réputation soit basée sur notre musique que sur nos frasques.»

Foals
Au Cabaret Music-Hall
Demain soir, à 20 h

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