Culture

Misteur Valaire: Au delà du réell

Les cinq gars de 21 ans originaires de Sherbrooke, regroupés sous l’enseigne Misteur Valaire, ne s’embarrassent pas d’étiquettes et de catégories. La musique s’exprime tous azimut : hip-hop, rock, pop, jazz, musique de film, un hybride musical qui leur sied à merveille.

Au bout du fil, Luis explique davantage la mouture du groupe : «Notre mandat, c’est que ce soit dansant. C’est de la musique instrumentale à grande échelle. Avec toutes ces influences, on s’est trouvé une niche qui nous convient.»

Autour du noyau batterie-basse-guitare-cuivres, se greffent synthés, percussions, programmations et tables tournantes, tirant le meilleur des claviers analogiques comme des outils numériques. Rajoutez des fringues rigolotes portés par les protagonistes et des projections vidéos gracieuseté du réalisateur Loïc Thériault et vous avez là tous les ingrédients d’une performance de scène pour le moins intriguante. Et pour ainsi dire, inclassable.

«Les directions évoluent, confirme Luis. Toute l’équipe travaille à adapter la musi­que à l’aspect visuel pour ne faire qu’un.»

Avec un web album intitulé Friterday Night le second après Mr. Brian, qui a obtenu plus de 3 600 téléchargements gratuits jusqu’ici, il est clair que le groupe veut être d’abord connu. «Ensuite, on verra dit Luis. On aimerait faire le circuit des festivals, en Europe par exemple, mais il est plus sage de se concentrer sur le Québec pour l’instant.»

Reste très peu de territoire non-conquis sur la Belle Province si l’on se fie à la revue de presse très abondante du groupe. Le prix MIMI remporté en mars dernier dans la catégorie Indépendant de l’année s’ajoute à un fort joli palmarès. Et le buzz ne fait qu’augmenter.

«On sort de préproduction d’un prochain disque. D’ailleurs on va en jouer deux nouvelles ce soir», conclut le musicien.

Misteur Valaire
Au Club Soda
Ce soir, minuit

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