Culture

Lise Dion à la radio: Prendre le pouls

Lise Dion Photo:
marc-andré lemieux, métro

À l’époque où elle servait des beignes chez Dunkin’ Donuts, Lise Dion prenait le temps de s’asseoir avec ses clients. Elle se plaisait à les écouter parler de leurs peurs, de leurs préoccupations, de leurs rêves.

Ces témoignages, recueillis sur le bord du comptoir, l’ont aidée à monter son premier one woman show. Vingt ans plus tard,  Lise Dion cherche toujours à être en contact avec le public dans le but d’alimenter son troisième spectacle. Cette fois-ci, par contre, elle possède une vitrine beaucoup plus grande.

Depuis lundi, épaulée par Marie-Élaine Proulx, elle est à la barre de Lise Dion à l’appareil, une nouvelle émission de radio à Rock­Détente. Chaque midi, elle s’adresse directement aux auditeurs au moyen de tribunes téléphoniques.

«Je veux savoir où les gens en sont rendus, indique-t-elle, quelques minutes après avoir fini l’enregistrement de sa première émission. Des contacts avec les gens, je n’en ai pas beaucoup. Même quand je signe des autographes après les shows, je n’ai pas le temps de leur parler. Là, on va le prendre.»

Même si elle avoue avoir vécu une première demi-heure en ondes «difficile», Lise Dion se dit confiante de trouve rapidement son erre d’aller.

«La radio, c’est comme donner un show, souligne-t-elle. C’est moins physique, mais l’adrénaline est la même. Tu sais que les gens sont là, avec toi, parce que les courriels rentrent à mesure que tu parles! C’est comme s’il y avait du monde dans la salle qui te parlait pendant le spectacle!»

Parmi les sujets qu’elle désire aborder avec l’auditoire, on note la vie après la mort et les retombées des attentats du 11 septembre 2001. Des thèmes a priori sérieux auxquels elle compte bien apporter sa touche d’humour.

«Mon envie première, c’est toujours de faire rire le monde, précise-t-elle. Je suis humoriste. Je n’ai pas envie de me prendre au sérieux et de donner mon opinion sur tout. Je n’ai pas la prétention de faire avancer le monde. Je peux le faire rire, par contre!»

En coulisse avec Les Grandes Gueules

La radio n’est pas la seule source de stress de Lise Dion par les temps qui courent.

L’an dernier, Les Grandes Gueules ont fait appel à l’humoriste afin qu’elle signe la mise en scène de leur prochain spectacle, dont la rentrée montréalaise est prévue pour novembre.

«J’y pense et j’ai déjà un point dans l’estomac! s’exclame-t-elle. T’aurais dû me voir à la première du rodage. J’étais sans connaissance dans la loge! Je le prends plus personnel parce que je suis humoriste et je sais ce qu’ils vivent.»

En dépit des maux de ventre et des nuits blanches, Lise Dion affirme avoir beaucoup apprécié son expérience auprès du duo comique.

«J’ai appris ben des choses sur mon métier. Ça va me servir pour mon troisième show ; je vais perdre moins de temps, dit-elle. Les Grandes Gueules, quand ils te lancent un gag et que tu ne souris pas plus que ça, ils le jettent tout de suite. Ils ne niaisent pas avec ça. Ils n’essaient pas de mettre un peu de ketchup et de rajouter des cornichons. On le jette et on recommence.»

Cet automne, l’humoriste de 52 ans participera aussi au tournage de la télésérie Le gentleman, qui sera diffusée cet hiver à TVA. Elle y incarnera la meilleure amie de la femme du personnage joué par David Boutin.

Lise Dion à l’appareilÀ RockDétente
Du lundi au vendredi, de 11 h 30 à 13 h

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