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Dee est de retour avec Day by Day… À deux c'est mieux

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Après avoir offert en 2006 un premier album éponyme qu’il avait créé chez lui, dans son studio maison, Dee revient avec Day by Day, un opus qu’il a concocté avec toute une série de collaborateurs, dont les frères Grand (Bran Van 3000), Simon Landry (Béluga, Le husky), Les Troublemakers (Café Fuego) et aKido.

Le multiinstrumentaliste montréalais, qui propose un mélange éclectique de pop, d’électro et de rock, n’aurait jamais pu penser que ces associations allaient avoir autant d’impact sur sa musique. Le dicton «On n’est jamais mieux servi que par soi-même» n’a plus vraiment de sens pour lui maintenant.

«Travailler avec des réalisateurs m’a enlevé un certain poids de sur les épaules, explique Dee, qui chante en anglais. Je n’avais pas besoin de m’occuper de la technique, j’avais juste à me concentrer sur la musique. N’avoir pas à peser sur «record» a fait en sorte que je n’avais plus aucune contrainte.»

Un petit détail, diront certains, mais qui a fait toute une différence pour Dee.

«Je suis un gars hyper compétitif, alors avoir d’autres personnes qui jugeaient ma musique m’a amené à me dépasser, à sortir le meilleur de moi-même, affirme-t-il. Quand tu es tout seul, tu as tendance à être un peu paresseux, à te satisfaire de moins. Avec les réalisateurs, j’ai poussé mes idées pour amener mes chansons le plus loin possible. Ça m’a permis de faire quelque chose que je n’aurais pas fait avant.»

Citoyen du monde
C’est donc avec un album beaucoup plus achevé que Dee est prêt à parcourir le monde. Grâce à la popularité que connaît YouTube, le bidouilleur s’est fait des fans partout sur la planète. Ses vidéoclips, pour la plupart faits maison, ont été vus plus de deux millions de fois sur la toile, ce qui a valu au musicien des spectacles en Russie et même en République tchèque!   

«Ce qui arrive avec le web, c’est que ça se rend tellement partout dans le monde que c’est difficile de savoir où tu pourrais faire un show devant une salle comble, note Dee. C’est dur parfois d’avoir des ressources qui vont t’indiquer dans quel pays t’as le plus de hits. Ça serait le fun de faire une tournée de six mois, ça serait le fun d’être en char et de s’entendre. Ça arrive des fois, mais pas autant que ça devrait.»

Ce manque de diffusion dans les radios mainstream semble étrange, car loin d’être inaccessible, le son de l’auteur-compositeur a tout pour plaire au grand public, avec ses mélodies pour le moins entraînantes.

«Il y a la barrière de la langue qui ne joue peut-être pas en ma faveur, avance-t-il. Je chante en anglais, et le pourcentage de pièces anglophones que les radios sont autorisées à jouer au Québec est moindre que celui des pièces en français.»

Autre circuit
Aux États-Unis, les pièces de Dee circulent par un réseau qui, comme YouTube, fait connaître de nouveaux artistes, les séries télévisées. Les Å“uvres du DJ se sont retrouvées dans plusieurs séries télévisées telles que Grey’s Anatomy, The Hills et Scrubs.

«Cette visibilité m’a permis de financer l’album, avoue-t-il. Des émissions comme Grey’s Anatomy, ça aide vraiment, parce qu’il y a des fans qui se font des compilations sur iTunes!»

Télé, internet : Dee use de tous les stratagèmes pour faire circuler sa musique. Succès ou non, le passionné continuera, envers et contre tout, de faire ce qu’il préfère.

«Dans ma tête, je n’ai pas d’autre option que de faire de la musique, affirme-t-il. Tout le reste est plate!»

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