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Anik Jean au Club Soda : Sombre univers

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

C’est dans un Club Soda à moitié rempli qu’Anik Jean a fait sa rentrée montréalaise hier soir. Le public n’était pas au rendez-vous pour entendre la chanteuse déverser ses paroles noires. Un fait malheureux, car la Gaspésienne a offert une bonne performance vocale et musicale.

Installant dès le début du spectacle une ambiance sombre, l’artiste rebelle s’est présentée sur scène toute de noir vêtue, y allant d’envolées vocales avec la pièce Hurt de son dernier album, Le ciel saigne le martyre. Elle nous montrait déjà l’étendue d’une voix surprenante qu’elle n’a jusqu’à maintenant pas vraiment exploité sur CD.

Anik Jean y est allée ensuite de notes plus électriques avec Lucifer, du même album, d’ailleurs en nomination au gala de l’ADISQ.

La jeune femme semblait nerveuse au cours de cette première où le public s’est montré discret toute la première moitié de la soirée. Elle regardait à peine la foule au départ. Elle a par contre réussi à apprivoiser les spectateurs au fil des chansons.

Sur scène, les pièces du disque Le  ciel saigne le martyre ont pris une saveur résolument plus rock, et Anik Jean s’est amusée à amener des pièces comme LA 007 et Veuve noire beaucoup plus loin musicalement. Cette liberté s’est avérée une des grandes forces du spectacle.

Elle a fait de même avec les pièces de son premier album Trashy Saloon, Je suis partie et Junkie. Elle leur a donné une tout autre dimension que celui qui les a écrites, Jean Leloup, leur avait insufflée au départ.

Artiste accomplie

Avec son deuxième album, celle qui avait fait la première partie des Rolling Stone au Centre Bell en 2006, nous a montré qui elle est vraiment. Pas de Leloup dans les parages, mais plutôt l’excellent réalisateur Mark Plati, qui a entre autres travaillé avec David Bowie.

Par ailleurs, le guitariste du célèbre chanteur, Earl Slick, était aux côtés d’Anik hier.

Lumières rouges, projection de toile d’araignée et d’arbre dégarni, l’auteur-compositrice-interprète, nous a fait découvrir hier son univers gothique, tout en mettant son côté rockeuse à l’avant-plan. On a aimé, mais le public n’y était malheureusement pas…

Anik Jean
En supplémentaire
Au Club Soda
Le 20 novembre à 20 h

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