Culture

Un peu, beaucoup, à la folie

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

«Je voulais jouer ça à tout prix, affirme Suzanne Clément au lendemain de la soirée des prix Gémeaux, dont elle est repartie avec la statuette du Meilleur premier rôle féminin – comédie, pour son rôle dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin. J’ai aussi craqué pour le scénario. L’humour de l’enfant est tellement particulier!»

L’enfant, c’est Léon Doré, 10 ans, interprété par Antoine L’Écuyer. Ce n’est pas un enfant comme les autres. Il a déjà fait plusieurs tentatives de suicide, et les tensions familiales, en cet été de 1968, ne feront qu’accentuer son désarroi. Quand sa mère abandonne sa famille pour aller vivre en Grèce, il fera tout pour la retrouver, au grand dam de son père (Daniel Brière) et de son grand frère (Gabriel Maillé).

Suzanne Clément n’est pas encore mère, mais elle affirme qu’elle a sans aucun doute cela en elle. Elle se décrit comme quelqu’un de très maternel et n’a eu aucune difficulté à créer un lien privilégié avec le jeune Antoine L’Écuyer.

«La première scène que j’ai faite avec lui était celle du départ, explique-t-elle. An­toine et moi, on ne se connaissait pas beaucoup. Je le regardais et il me touchait tellement que j’avais juste envie de brailler. Je laissais aller cette émotion. Ce n’était pas dur avec Antoine, il est
tellement charmant. Il est cute et  drôle. Il a un grand charisme d’acteur, mais aussi d’être humain.»

Nouveau collègue

Outre Antoine, Suzanne Clément a aussi eu à apprivoiser un autre comédien, Daniel Brière, avec qui elle n’avait jamais joué et qui est devenu son mari, le temps du tournage.

«Avec Suzanne, on n’a eu à tourner que des scènes de dispute, souligne l’acteur qu’on voit présentement dans la série Les Parent. Entre les prises, on a appris à se connaître. On a eu beaucoup de plaisir. Quand on avait des scènes de chicaneà tourner, on riait avant pour désamorcer le tout.»

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