Culture

Véronique Cloutier : Fidèle au poste

Véronique Cloutier semble toujours mener de front une demi-douzaine de projets. Un jeu-questionnaire à la télévision (Paquet voleur), une quotidienne à la radio (Les midis de Véro), le gala des Prix Gémeaux, le Bye Bye 2008… Malgré un horaire chargé réglé au quart de tour, l’animatrice dit trouver le temps de se donner des rendez-vous devant le petit écran.

«J’essaie de regarder le plus de télé que je peux, particulièrement en début de saison, précise-t-elle. J’essaie de voir au moins un épisode de chaque nouvelle série pour me faire une idée et pour savoir de quoi je parle. C’est mon milieu, c’est mon univers, ce sont mes collègues. C’est comme ça dans tous les domaines. Si tu travailles en dentisterie, il faut que tu connaisses les nouveautés qui se font dans ce milieu-là.»

Gageons toutefois que Véronique n’a pas réussi à tenir cette promesse cette semaine. Au moment de l’entrevue, elle prévoyait même passer le week-end au Théâtre Maisonneuve
de la Place des Arts, où se tiendront, dimanche, les 23es Prix Gémeaux.

La soirée, dont elle est l’hôtesse, accapare ses pensées depuis plusieurs jours déjà. Et pour cause! Véro partage sa vie avec le script-éditeur du gala, Louis Morissette.

«En ce moment, il n’y a pas de décrochage, dit-elle avec le sourire. On est au rythme des Gémeaux à 100 %. On en parle tout le temps, au travail comme à la maison.»

Aux dires de Véronique, convaincre son chum de participer à l’événement n’a pas été une mince affaire. Déchiré entre C.A. et divers projets d’écriture, Louis Morissette ne voulait pas s’embarquer dans une autre aventure stressante. Voilà sans doute pourquoi sa blonde a dû faire preuve d’imagination pour le rallier à sa cause.

L’argument décisif? Un peu de chantage émotif. «Je me suis mise à pleurer! s’exclame-t-elle en riant. Un gars, ça ne veut jamais que tu pleures.»

Tout ou rien

Sans Louis Morissette, Véronique Cloutier n’aurait pas accepté de prendre la barre des 23es Prix Gémeaux. Depuis 1999, année où elle a animé le gala de l’ADISQ, la blonde la plus connue du Québec sait à quel point il est important de bien s’entourer avant de prendre en charge un aussi grand projet.

Véro garde de drôles de souvenirs de cette soirée d’octobre au Capitole de Québec. Aujourd’hui, elle réussit à garder le sourire quand elle se remémore le passage sur scène de Kevin Parent, qui avait lancé un désespéré «Amusez-vous!» à un auditoire jusque-là plutôt amorphe.

«Quand j’ai fait l’ADISQ, je me suis lancée un peu dans le vide, se rappelle-t-elle. J’avais 24 ans. J’avais moins d’expérience et j’avais beaucoup moins confiance en moi. Il y avait des gens formidables autour de moi, mais ce n’était pas ma gang. Ils avaient conçu le gala et moi, j’étais arrivée pour l’animer. Aujourd’hui, ce n’est plus la même chose. C’est un véritable travail
de collaboration. Je peux dire que le show qu’on va présenter, je l’assume, je l’endosse complètement. Si ça ne plaît pas aux gens le lendemain, je vais en assumer la responsabilité.»

En route vers Bye Bye

Véro ne s’en cache pas : si la critique et le public n’apprécient pas ce qu’elle et son équipe ont préparé pour ce week-end, le retour à l’ouvrage sera difficile, d’autant plus que les gens derrière les 23es Prix Gémeaux sont les mêmes que ceux qui, dès mardi, se mettront au service du Bye Bye 2008.

«Je ne te cache pas que si on se fait démolir au lendemain du gala, ça va être dur… Surout pour la suite des choses, avoue-t-elle. Si c’était juste ça, tu te dis : « C’est plate pendant 24 heures, mais on s’en remet tout de suite après. » Mais comme le Bye Bye suit et qu’on le fait toute la même gang ensemble, il va falloir s’ajuster.»

Paquet voleur
À Radio-Canada
Ce soir à 20 h

Les 23es Prix Gémeaux
À Radio-Canada
Dimanche à 19 h 30

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