Get Up! au Cabaret du Casino : La croisière s'amuse!
On sait que le party est pogné quand les gens se prennent par la taille et décident de faire la danse du train.
C’est précisément ce qui s’est produit au Cabaret du Casino de Montréal, mercredi soir, lors de la première médiatique de Get up! La revue musicale des plus grands succès festifs des cinq dernières décennies a tellement plu aux spectateurs qu’au bout de 30 minutes de concert, ils ont ressenti le besoin d’exprimer leur joie en se déhanchant – à la queue leu leu – entre les tables
disposées au parterre de la salle. Il n’y a pas de doute : la croisière s’amusait ferme.
Il existe plusieurs similitudes entre Get Up! et les compilations Ce soir on danse! Les deux consistent en un feu roulant de tubes grand public. Les deux ont un titre composé d’un point d’exclamation. Les deux ne s’étirent pas inutilement, et les deux n’ont qu’un seul objectif : nous faire danser.
À ce chapitre, la dernière offrande d’Yves Décary (conception) et d’Émilie Phaneuf (conception et mise en scène) remplit parfaitement son mandat. La production compte cinq tableaux : le rock’n’roll pour les années 1950, le gogo et le soul pour les années 1960, le disco pour les années 1970, le pop pour les années 1980 et le dance pour les années 1990 et 2000. On passe ainsi de Great Balls of Fire (Jerry Lee Lewis) à Please Don’t Stop the Music (Rihanna) en un peu plus d’une heure.
Pour tous les publics
Nul besoin de mentionner qu’un aussi large éventail de hits ne plaira pas à tout le monde de la même façon. Les plus jeunes tapaient poliment des mains en début de soirée (les Tutti Frutti et Johnny B Good ne figurent sûrement pas dans les iPod de la génération Passe-Partout), alors que les plus vieux semblaient un peu perplexes au son de 4 Minutes, le duo formé de de Madonna et de Justin Timberlake.
On ne peut passer sous silence l’excellent travail de la dizaine d’interprètes et de musiciens, qui se donnent corps et âme pour rendre justice au vaste répertoire qu’ils présentent.
Parmi ceux-ci, soulignons Stéphanie Bédard (une ex-académicienne au sourire contagieux), Stéphane Yelle (ancien membre de Yelo Molo, particulièrement surprenant dans la partie rock’n’roll du spectacle), Julie Massicotte (qui mord à pleines dents dans le fameux Respect d’Aretha Franklin) et Gardy Fury (son imitation de James Brown vaut le détour).
Entre deux pas de danse, quelques envolées vocales et une demi-douzaine de changements de costumes, ils gardent le rythme – et surtout leur souffle – du début à la fin.
Seul bémol : la grande finale du spectacle n’est pas à la hauteur des attentes. Au deuxième rappel, le concert se termine avec Let’s Go Dancing (Oh La La La), un titre obscur du catalogue de Kool & the Gang.
Un choix douteux qui nous laisse croire que le metteur en scène a déjà été DJ dans une boîte de nuit : en concluant avec un morceau pour le moins ordinaire, il s’assure que les gens ne traîneront pas dans les parages après la fermeture!
Get Up!
Au Cabaret du Casino
Jusqu’au 31 janvier
Supplémentaires à l’été 2009