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Les artistes persistent et signent

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

En 1998, l’ATSA (l’Action terroriste socialement acceptable) décrétait son premier État d’urgence. Dix ans plus tard, les organisateurs Annie Roy et Pierre Allard sont toujours persuadés que ce manifestival au cÅ“ur de la ville, qui réunit les plus démunis et les citoyens, est nécessaire, surtout en ce 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

 

L’événement, qui aura lieu du 26 au 30 novembre à la Place Émilie-Gamelin, réunira plusieurs artistes engagés issus de toutes les disciplines. Arts visuels, arts du cirque, danse, théâtre, installations, interventions, performances, cinéma et musique seront au menu.

Catherine Major, Yves Lambert, 3 gars su’l sofa et Vulgaires Machins se partageront d’ailleurs la scène principale, tous les soirs à 21 h.

Les membres de Vulgaires Machins participent pour la première fois à l’événement.

Le groupe, qui n’a pas peur de partager ses opinions dans ses chansons, s’est senti de connivence avec les gestes posés par l’ATSA.

«La démarche de l’ATSA nous rejoint davantage que celle de l’ADISQ, affirme le chanteur de la formation, Guillaume Beauregard. Un événement du genre nous permet de participer à la vie citoyenne et d’exprimer nos convictions personnelles.»

Artiste en résidence

François Avard est une autre personnalité qui prendra part aux activités d’État d’urgence. Il agit aussi à titre de porte-parole de l’événement.

Comme plusieurs indi­vidus dont les droits sont bafoués, il n’aura pas le droit de parler ni de bouger de chez lui pendant toute la durée du manifestival.

«Comme geste symbolique, je vais me prêter à l’exercice de rester chez nous pendant cinq jours pour voir comment les gens qui sont enfermés peuvent se sentir», explique l’auteur de la série Les Bougon.

François Avard partagera ses états d’âme dans un blogue sur le site du regroupement (www.atsa.qc.ca). Le scénariste participera aussi à une grande revendication politique appuyée par le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, le 26 novembre, au moyen d’une capsule vidéo.

Le public est invité à apporter ses cuillères de bois et ses casseroles pour faire du bruit.

État d’urgence
À la place Émilie-Gamelin
Du 26 au 30 novembre

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