Les Grandes Gueules : De scène et d'eau fraîche
Au printemps 2007, les gars des Grandes Gueules ont quitté la barre d’une émission de radio qu’ils animaient depuis 15 ans. Pourquoi? La scène leur manquait trop! José Gaudet et Mario Tessier sont donc de retour avec un nouveau spectacle intitulé Complices.
Mises en scène par l’humoriste Lise Dion, les folies du duo promettent d’être différentes de celles qu’il faisait à la radio, et ce, même si quelques-uns de ses personnages les plus populaires sont toujours au rendez-vous.
Métro a discuté du tout nouveau bébé et des projets des Grandes Gueules avec José Gaudet.
Comment vous sentez-vous à l’approche de la première montréalaise?
Ça dépend des heures de la journée, mais en général, ça se passe bien. Le sort en est déjà jeté, on a le show qu’on voulait. On a fait nos devoirs.
Est-ce que ç’a été difficile de revenir au format spectacle après quelques années loin de la scène?
Non, pas du tout. On a écrit le show avec la même mécanique qu’on utilisait quand on faisait de la radio. On se rendait à notre bureau chez Astral et on écrivait tout ce qui nous passait par la tête. Dans la création, on a gardé le même rythme qu’à la radio, mais après, on a réécrit et peaufiné. On a été ben contents de pouvoir retravailler les textes. Mais à un moment donné, j’en ai eu assez parce qu’on était rendus à s’obstiner sur des détails!
Pourquoi avoir fait appel à Lise Dion pour la mise en scène?
Depuis plusieurs années, chaque fois qu’on la croisait, ça faisait des flammèches. On l’a donc appelée. Elle a pris le temps d’y réfléchir pendant 24 heures – parce que c’était quand même sa première mise en scène – et elle a accepté.
Qu’a-t-elle apporté à l’univers des Grandes Gueules?
L’Å“il d’une femme de 50 ans, avec sa maturité. Elle nous a aussi apporté sa propre expérience
d’humoriste, tout ça jumelé avec son jugement. Elle sait ce que le public aime et ce qu’il n’aime pas. Des fois, on lui amenait de nouveaux gags qu’on trouvait super bons, et elle nous disait : «Pourquoi vous faites ça?» Elle nous a fait travailler différemment.
Vous avez rodé votre spectacle cet été. Comment se sont passées vos retrouvailles avec la scène?
Moi et Mario, on est deux «guidounes à public». Et on adore ça! Retrouver les gens, les applaudissements, être sur la corde raide, on a aimé ça.
Est-ce que vous vous ennuyez de la radio?
On s’ennuie de la gang. On s’ennuie un peu d’avoir un micro quotidiennement. Au lendemain de la victoire d’Obama, j’aurais aimé partager ce que j’ai ressenti en regardant les élections américaines. Ça, ça nous manque, mais on ne s’ennuie pas du tout de courir pour ne pas être en retard à 15 h 30. Dans une saison, tu peux compter sur tes doigts le nombre de fois où on est arrivés prêts. Mais on sait qu’on peut toujours revenir à la radio. Des fois, on dit à la blague que c’est notre assurance chômage.
Cet été, vous avez participé au tournage du film Noémie, de Frédérick D’Amours. Comment s’est passée cette première expérience au grand écran?
Avant, quand on faisait de la radio, on se voyait décliner des offres et on se disait : «Les gens de l’industrie nous proposent plein de choses et, à force de nous entendre dire non, ils vont arrêter d’appeler.» Alors, on a été très contents de participer à ce projet-là. Je ne pensais pas aimer ça autant parce que j’avais déjà fait des émissions de télé et je n’avais pas tripé. En général, j’aime mieux le direct.
Est-ce que vous aimeriez refaire du cinéma?
Ça fait déjà un bout de temps que quatre gros producteurs québécois se sont manifestés pour faire un film. Je n’écrirai pas de scénario parce que je ne crois pas avoir les compétences pour le faire, mais je peux arriver avec l’idée de base et travailler avec de vrais scénaristes.
Vous serez à la barre du prochain Gala Artis. Sentez-vous de la pression devant ce retour à l’animation?
C’est beaucoup de pression, mais on ne veut pas le voir comme ça. On ne veut pas penser à ce qui pourrait arriver si ça ne marchait pas. Il n’y a personne qui s’enligne en disant : «Je vais faire un mauvais gala», mais des fois, ça arrive. Mais ces gens-là travaillent encore!
Complices Au Théâtre St-Denis
Les 13,14,15, 20, 21 et 22 novembre
Les 4, 5 et 6 décembre