À travers la lentille
Scénarisé, réalisé et produit par Julie Hivon (Crème glacée, chocolat et autres consolations), le film Tromper le silence en était à son 15e jour de tournage hier, dans un bungalow de Ville d’Anjou.
Le plateau était ouvert aux médias pour l’occasion, et Métro a pu constater que les membres de l’équipe de tournage s’amusaient comme des petits fous.
Contrairement à ce qu’on a l’habitude de constater, l’ambiance sur le plateau de Tromper le silence était très détendue. Peut-être est-ce grâce à la bonne humeur de Maxime Dumontier (Tout est parfait), qui concède être un peu tannant sur son lieu de travail.
«On m’appelle « l’enfant »», dit le comédien, qui joue le rôle de Guillaume, un jeune mécanicien tourmenté par une tragédie familiale, mais qui se laisse apprivoiser par Viviane (Suzanne Clément), une photographe. Celle-ci perçoit en lui la même force tranquille qu’avait Frédéric, son frère et son ancien modèle, qui est parti en claquant la porte.
Suzanne Clément était elle aussi très heureuse de son expérience sur plateau. La comédienne s’est en effet découvert une vraie passion pour la photographie.
«J’avais déjà fait de la photo, mais là, j’ai vraiment eu la piqûre, raconte-t-elle. Je me suis même acheté un appareil que je traîne sur le plateau.»
Suzanne Clément est aussi ravie de s’être associée au projet parce qu’elle a été séduite par le scénario de Julie Hivon, tout en subtilité selon elle, intrigant, dans lequel rien n’est anodin.
«Avec ce film, le défi, c’est d’essayer d’être à la bonne place, explique celle qui dès la fin du tournage du film, prévue pour le 7 avril, commencera le travail sur la nouvelle saison Des hauts et des bas de Sophie Paquin. On ne sait jamais trop, c’est comme marcher sur un fil.»
Retour au 7e art
Pour Pascale Montpetit, Tromper le silence sera l’occasion de faire un retour au grand écran. L’actrice a été occupée davantage par le théâtre et la télévision ces dernières années.
Montpetit joue le rôle de Pauline, la mère de Guillaume. L’actrice était méconnaissable dans son chandail de cachemire et sa jupe qui lui arrivait aux genoux.
«Mon costume me fait penser aux habits de mes tantes quand j’étais petite! Mais maintenant, j’ai l’âge qu’elles avaient à l’époque, souligne celle qu’on peut présentement voir dans la pièce La charge de l’orignal épormyable au Théâtre du Nouveau Monde. J’ai longtemps joué des filles plus jeunes que mon âge, mais là, je suis passée à un niveau supérieur!»
Tromper le silence doit prendre l’affiche en 2010.