La Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la critique débutent aujourd'hui
La Quinzaine, qui ouvre aujourd’hui sa 41e édition, a une philosophie bien distincte du Festival "in" de Cannes. Ici, ni compétition ni prix. «La Quinzaine joue un rôle de tête chercheuse et la seule récompense des cinéastes est d’y être invité», précise Olivier Père, le délégué général.
Au programme cette année, 24 longs-métrages dont «deux thèmes ressortent nettement : la famille et l’homosexualité. Tous ces films ont en commun d’avoir une approche à la fois poétique et primitive du réel», poursuit Olivier Père. Fait inhabituel, parmi les films proposés, dix sont des premières Å“uvres, comme "Eastern plays" du bulgare Kamen Kalev ou "I love you Phillip Morris", de Glenn Ficarra et John Requa avec Jim Carrey et Ewan McGregor, qui devraient marquer la Croisette. «On a choisi ces films parce que l’audace et l’ambition des jeunes cinéastes nous ont surpris, pas parce que ce sont des premières Å“uvres», souligne-t-il.
C’est bien là la différence majeure entre la Quinzaine et la Semaine de la critique, qui ne sélectionne que les premiers ou seconds films. Cette année, neuf des dix longs-métrages présentés à la Semaine – dont le Grand prix est décerné par la presse – sont des premiers. Ici encore, deux thèmes se distinguent : la crise et la guerre, "le tout mâtiné de tendresse et d’humour", précise Jean-Christophe Berjon, délégué général de la Semaine. Le cinéma francophone, "très impressionnant cette année", est à l’honneur. On attend notamment beaucoup d’ "Adieu Gary", de Nassim Amaouche et de "Rien de personnel" de Mathias Gokalp.