Un pour tous et tous pour un
Si l’union fait la force, le collectif Movèzerbe doit être très fort. Alliant leurs talents, Tom et Mash de 2 Tom, Karim Ouellet, Claude et Eman d’Accrophone, Boogat, AbidboX et KenLo se sont enfermés dans un chalet en février 2007 pour en sortir, un mois plus tard, avec entre les mains le CD Dendrophile.
Aujourd’hui, la bande passe à la scène pour offrir un aperçu de ce qu’ont pu avoir l’air les jams de huit gars confinés dans un chalet. Métro s’est entretenu avec Tom, Boogat et KenLo, la faction montréalaise du groupe de Québec.
Ce n’était qu’une question de temps avant que Movèzerbe ne voie le jour. Ses membres collaboraient déjà ensemble avant que quelqu’un s’exclame : «Faisons un album!»
L’idée était lancée, mais sa réalisation n’allait pas de soi. Le seul moyen trouvé pour réunir tout ce beau monde aux horaires bien chargés a été l’exil dans une cabane dans les Cantons-de-l’Est. Une expérience pas toujours reposante!
«Il y avait des lève-tôt, des lève-tard, il avait des buveurs, des fumeurs, il y avait des jammeurs et des techniciens, raconte Kenlo. Il y a eu des petites chicanes, mais en général, on était unis et on voulait juste faire de la bonne musique.»
100 % naturel
Pour ce premier album collectif, les membres de Movèzerbe s’étaient donné un but : ne pas utiliser de pistes digitales, seulement des instruments traditionnels. Ils ont donc mis tous les outils imaginables à leur disposition, mais ils se sont également servis de ce qu’ils avaient sous la main : un morceau de bois frappé sur une table ou une feuille de bouleau que l’on froisse.
Le résultat est un disque organique aux textures musicales riches qui allient hip-hop, jazz et funk, avec des titres comme Roches, Bois, Flammes et des textes auxquels tous ont participé.
«On n’est pas partis au chalet en se disant : « On va faire un album naturel », affirme Tom. Le concept s’est imposé de lui-même.»
Les gars de Movèzerbe ne savent pas encore de quoi sera fait l’avenir de leur collectif. Ils feront le tour de quelques festivals cet été, dont les FrancoFolies, et iront ensuite où le projet les mènera.
«On ne sait pas si ça va durer, mais ça fait partie du chemin personnel de chacun», confie Boogat.