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La nouvelle Bond Girl Naomie Harris: agente de terrain

Photo: Sony pictures

Dans Skyfall, l’actrice britannique Naomie Harris, qu’on a connue dans 28 Days Later et Pirates of the Caribbean, personnifie Eve, une Bond Girl nouveau genre : une agente de terrain hautement entraînée qui peut se défendre toute seule aux côtés de James Bond. Elle est forcée de tirer en direction de Bond (Daniel Craig) alors qu’il se bat contre un méchant sur le toit d’un train, et elle offre à 007 une séance de rasage plutôt intime. Naturellement, nous avons voulu avoir des détails supplémentaires.

Cette scène de rasage se termine de façon plutôt ambiguë. Est-ce que Eve et James…
… consomment leur passion? (rires) Non, non, non. C’était voulu qu’un coup de fil les inter­rompe. Rien n’arrive. Elle est encore vierge, Eve. (rires) Non, en fait, j’en doute fort, je blague.

Comme le montre la scène d’ouverture, Eve est une agente de terrain diablement efficace. Pourtant, elle décide de cesser de faire du terrain…
Ça m’a pris du temps pour faire la paix avec ce genre de décision, parce que manifestement, dans mon esprit et avec le passé que j’ai créé à Eve, elle est sur le terrain depuis longtemps, elle adore ça, c’est carrément sa vie.

Je voulais faire transparaître que c’est le genre de personne qui est toujours au milieu du danger et qui aime ça. Elle n’a pas peur, ça la motive. Donc, cette décision de ne plus faire de terrain est capitale pour elle. J’ai dû faire beaucoup d’introspection pour comprendre ce que ça voulait dire pour elle, comment elle se sentait par rapport à ça. Mais je crois que, dans la vie, aucune décision n’est irréversible.

Vous avez déjà mentionné qu’après avoir obtenu ce rôle vous avez dû taire la nouvelle pendant deux mois avant que l’annonce officielle soit faite. Ça a dû être difficile…
Ç’a été très, très difficile, surtout parce que j’étais si joyeuse. J’étais heureuse, je voulais le dire à tout le monde. Et pour être honnête, ce qui a rendu le tout difficile est le fait que j’ai commencé à douter. Ne pouvant le dire à personne, j’ai commencé à me dire : «Est-ce que je l’ai vraiment eu, ce rôle? Est-ce que c’était un rêve?»

Ce n’est que quand j’ai entrepris l’entraînement, qu’un chauffeur venait me chercher chaque jour pour m’y emmener, que je me suis dit : «Eh bien, s’ils investissent autant d’argent dans mon entraînement, s’ils veulent m’apprendre à me servir d’une arme à feu et tout, ça doit être vrai!»

Avez-vous été intimidée par toutes les Bond Girls qui sont passées avant vous, quand vous avez accepté le rôle?
Ça ne m’a pas tellement dérangée, en fait. Je pense que, normalement, les filles qui sont choisies sont présentées au monde pour la première fois, elles n’avaient pas nécessairement une grosse carrière avant, et c’est ce qui peut être effrayant parce que c’est facile d’être cataloguée comme une Bond Girl. Ça peut ruiner une carrière qui débute.

Mais comme j’avais déjà fait plusieurs choses vraiment différentes, je n’avais pas l’impression que ce serait un problème. Je crois que c’était un choix de rôle très intéressant, puisque ça me montrait sous un jour différent.

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