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Pet Shop Boys : Pop théâtrale

2009 respire aux sonorités de 1981.

Alors que Depeche Mode a récemment mis le feu aux poudres au Centre Bell, Happy Mondays et Psyche­delic Furs promettent un retour triomphal à l’Olym­pia.

Pour sa part, le fameux duo anglais Pet Shop Boys – formé de Neil Tennant et de Chris Lowe, qui font danser les foules depuis le mythi­que West End Girls – entreprend sa tournée nord-américaine Pandemonium demain soir en arpentant le Métropolis.

«C’est un spectacle musical hautement théâtral, qui sera divisé en quatre parties au gré de nos différentes humeurs, révèle le chanteur Neil Tennant lors d’un entretien téléphonique depuis son Royaume-Uni natal. Il y aura un mur, des projections… tout sera en perpétuelle évolution, et ce sera vraiment intense!»

Le passage du groupe dans la métropole coïncide avec la sortie récente de Yes, son 10e album studio. «C’est un disque très mélodique, qui explore différents types de pop, assure celui qui a produit Release the Stars de Rufus Wainwright. Il est plus lumineux que le précédent, Fundamental».

En plus de proposer ses nouvelles compositions, la formation culte promet de revisiter ses succès et d’offrir quelques morceaux rarement joués en concert.

Romantique
Les modes changent, mais les Pet Shop Boys restent. Après avoir vendu plus de 30 millions de disques en près de 30 ans de service, avoir travail­lé avec Madon­na et Kylie Minogue, de s’être donnés à cÅ“ur joie dans le remix (Blur, David Bowie…), la musique de films et l’opéra, rien ne semble être à leur épreuve.

Pourtant, la recette est la même. Les titres de leur album comportent un seul mot (Please, Actually, Release), et Yes poursuit dans cette voie.

«On a commencé à faire ça et on n’a trouvé aucune raison d’arrêter par la suite, explique en rigolant le coauteur. Mais c’est une vraie discipline de trouver un seul mot pour définir un disque!»

Le tandem continue surtout d’offrir des tubes qui alternent entre des moments dansants et des ballades plus introspectives.

«Les gens qui ne nous connaissent pas pensent qu’on fait seulement du disco, comme Go West. Mais notre musique est romantique depuis le premier album. Un romantisme mêlé de solitude.
On a toujours voulu mettre de la vraie vie dans de la belle musique.»

Ce sens inné de la mélodie passe souvent par une utilisation de la mélancolie, qui émane aisément de Yes, notamment sur The Way It Used to Be et Legacy.

«Il y a beaucoup d’émotion dans ces chansons. Lorsque tu marches à Londres, tu peux voir cette solitude et cette cruauté. C’est ce que j’ai voulu faire ressortir.»

Peu importe le moyen d’y arriver, l’objectif demeure le même : concocter la plus belle pièce qui soit.

«Écrire une bonne chanson pop, c’est extrêmement difficile, beaucoup plus que les gens le pensent, philosophe Neil Tennant, qui cite en exemple Being Boring, sa rhapsodie préférée. C’est ce qui nous motive à continuer.»

Pet Shop Boys
Au Métropolis
Demain soir à 20 h

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