Gregory Charles à l'assaut de Paris
C’est une véritable histoire de cÅ“ur qu’est en train de tisser Gregory Charles avec le public parisien. En spectacle jusqu’au 14 novembre au théâtre Déjazet dans la capitale française, le Québécois aux multiples talents a effectué hier soir, devant un public déjà conquis, la première de son spectacle Vous n’avez jamais entendu ça!
«On pensait que le public serait difficile à convaincre, mais là, c’est une ovation à chaque représentation, dit Gregory Charles au téléphone. Les gens sont en feu et dansent dans les allées!»
Place de la République, en plein cÅ“ur de Paris, dans le décor de style 19e siècle du théâtre Déjazet où les plus grands noms se sont succédé, Gregory reçoit chaque soir un tonnerre d’applaudissements.
«Jouer face à un public qui ne me connaît pas, c’est le genre de défi que j’adore relever», avoue-t-il.
À l’instar de ce qu’il faisait dans son spectacle Noir et blanc, le musicien propose en première partie une courte histoire de sa vie, avant de laisser au public le choix des pièces qui vont rythmer la seconde partie.
«Ce n’est pas comme si on faisait du karaoké, précise Gregory Charles. Chaque soir est unique et différent.»
Élargir le répertoire musical
Avec un éventail de plus de 5 000 chansons, le chanteur et animateur a dû néanmoins s’adapter aux coups de cÅ“ur de son public outre-Atlantique. «Depuis des mois, j’approfondis ma connaissance du répertoire musical français», note-t-il.
Certes, Brel, Brassens ou Bécaud sont des artistes connus des deux côtés de l’océan. Mais il reste toutefois une part d’inconnu.
«J’écoute beaucoup de musique qui fait partie du tronc commun entre la France et le Québec, dit-il. Mais il y a néanmoins beaucoup de chansons françaises qui ne se sont pas exportées chez nous, comme Johnny Hallyday, Mylène Farmer ou Claude Nougaro.»
Le chanteur raconte même avoir échappé de peu à une chanson qui ne figurait pas à son large répertoire.
«J’ai évité de justesse Là où je t’emmènerai, de Florent Pagny, que je ne connaissais pas du tout», indique-t-il.
L’homme reconnaît aussi que les Français ont un penchant pour les musiques de style clubbing.
«À Paris, c’est beaucoup plus dance, observe-t-il. Il y a une véritable culture de la musique de boîte de nuit. Si à Montréal on me demande du Claude Dubois et du Ginette Reno, ici, à Paris, on va me demander du Patrick Sébastien, du Diam’s ou du Martin Solveig. Il y a un côté plus festif», conclut-il.