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Rencontre avec Mika

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Il y a de ces rencontres dont tout journaliste rêve. Celle où il rencontrera un artiste par hasard et obtiendra une entrevue inopinée avec lui, par exemple. Ce rêve est devenu réalité pour Métro vendredi.

À l’hôtel Sofitel, Métro est tombé sur Mika, qui prenait son petit déjeuner dans le restaurant de l’établissement. Le chanteur, qui avait participé à Tout le monde en parle la veille, avait fait part à son attaché de presse qu’il était ouvert à d’autres entrevues si l’occasion se présentait. L’occasion s’est présentée et c’est Métro qui en profité.

D’une rare générosité pour un artiste de calibre international, Mika nous a invité à sa table et nous a entre autres présenté sur son portable les premières images du clip de la chanson Rain, le deuxième extrait de son deuxième album The Boy Who Knew Too Much, paru il y a quelques semaines.

«Je suis énervé, je n’ai rien vu encore! Il faut que tu te dises que les effets de feux d’artifice ne sont pas encore ajoutés», tient-il à préciser avant de nous montrer des images où on le voit couché dans une espèce de tente dans la forêt. À voir sur le web ou à la télé dans quelques jours…

Avant d’accorder cette entrevue-surprise, Mika était en train de travailler. Celui qui a été propulsé au rang de pop-star en 2007 avec l’album Life in Cartoon Motion s’implique dans tous les domaines de sa carrière et surtout en ce qui a trait à la préparation de ses spectacles.

Il donne d’ailleurs le coup d’envoi à sa tournée américaine, intitulée 1955, lundi soir à Toronto et se produira mardi soir à Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier. Mais vendredi, il n’avait pas encore fini de construire le décor de son nouveau spectacle et il y travaillait très sérieusement avec toute son équipe.

«Mon équipe technique, mes musiciens, mes sÅ“urs; on fabrique tout nous même. On est comme un collectif, explique dans un français impeccable le Libanais d’origine, ayant grandi à Paris et vivant maintenant à Londres. Mon guitariste est présentement en train de cirer des morceaux de bois dans un studio à Toronto. On est comme une troupe de cirque ambulant.»

Mika ne pouvait donc pas nous dire vendredi à quoi allait ressembler le décor de son nouveau spectacle – mise à part la présence de nombreuses sphères qu’il était personnellement en train de magasiner et qui allaient faire référence aux planètes qui couvrent la pochette de son dernier album -, mais il nous en par contre dit plus sur le segment qui allait ouvrir le bal. Son ami réalisateur venait de lui envoyer des images de l’acteur Ian McKellen en lecteur de nouvelles de la BBC, annonçant qu’un civil ayant décidé de s’envoyer en orbite venait de mourir : Mika.

Rien à perdre
Ne pas être tout à fait prêt à quelques jours du grand jour ne semble pas énerver l’interprète de Grace Kelly, qui affirme construire sa carrière de vedette internationale avec l’attitude de quelqu’un qui n’a rien à perdre. Mais n’a-t-il pas tout à perdre justement dans un monde d’artistes jetables?

«C’est parce que j’ai tout à perdre que je dois prendre l’attitude de celui qui n’a rien à perdre, souligne-t-il. Je vais toujours avoir de la pression, alors, je peux soit être déprimé ou sourire à la vie. Je prends des risques, parce que si je ne fais pas quelque chose de nouveau, je m’ennuie moi-même.  C’est ça qui fait une carrière intéressante : les hauts les bas.»

N’allez par contre pas croire que Mika n’était pas sensible aux attentes élevés de son deuxième album. «J’ai beaucoup d’ambition, dit-il sans gêne. J’ai sorti un premier extrait We Are Golden qui est moins commercial, mais qui était rafraîchissant. Ensuite, je vais sortir Rain, c’est un tube de radio. Je sais ce que je fais.»

Mika
Salle Wilfrid-Pelletier
Mardi soir à 20 h

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