Un CD d’aventurier pour Benjamin Biolay
Métro s’est entretenu avec Benjamin Biolay, quelques jours après le beau démarrage de son sixième album, Vengeance.
Comment jugez-vous l’accueil réservé à votre nouvel album?
Vu que le disque est ardu et compliqué, je suis assez content. En plus, c’est juste un volet, je vais sortir un deuxième volet l’année prochaine. J’ai tué beaucoup de chansons et je le regrette. Mais c’était l’embolie cérébrale pour ma maison de disques si je revenais avec un double album parce que ça coûte très cher.
En quoi est-il plus ardu?
Parce que je vois bien ce qui était très abordable sur le précédent, La superbe. Il y avait des chansons folles, mais il y avait aussi des morceaux plus évidents comme Ton héritage, qui passent tout seul. Je crois que là j’avais envie de faire un disque qui ne marche pas. (Rires)
Le succès de La superbe a-t-il changé quelque chose dans votre façon de travailler?
Tout est très volatile, ce succès était très relatif. J’en ai vendu environ 300 000 exemplaires, presque autant que l’album Négatif finalement. Du coup, l’attente autour de Vengeance était énorme, alors que moi j’ai voulu faire un album un peu obscur, un album d’aventurier.
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Beaucoup de musiciens aiment bien faire leur album de folk, leur album électro, etc. Vous, non?
Ils doivent se faire chier! Un album de folk avec deux harpes et un pipeau, j’aurais envie de me flinguer, même si ça peut être très beau… Georges Brassens par exemple, c’est un mystère pour moi; toute sa vie avec les mêmes accords. C’est pour ça que je dois être plus musicien qu’auteur-compositeur-interprète. Je suis passionné par tout, mais je m’ennuie très vite. C’est aussi pour ça que j’ai invité de nombreuses personnes pour cet album.
Vengeance, de Benjamin Biolay
Présentement en magasin