Culture

Le Sherlock Holmes moderne de Robert Downey Jr et Guy Ritchie

Guy Ritchie, Robert Downey Jr, Jude Law, Susan Downey et toute l’équipe de Sherlock Holmes
ont présenté le film à Londres la semaine dernière, lors d’une
conférence de presse. En voici les faits saillants, qui donnent un
avant-goût de ce qui sera présenté au cinéma le 25 décembre prochain.

Pour Guy Ritchie, à qui les studios Warner ont spontanément proposé de réaliser ce Sherlock Holmes,
le défi était «de ramener le personnage à ses origines et de lui donner
un aspect plus viscéral». Sans être pour autant un long métrage sur la
naissance du détective le plus célèbre du monde, le film est, pour le
cinéaste, un retour aux sources. «Il est plus dégourdi» affirme Guy
Ritchie, fan de Sherlock Holmes depuis son enfance. «Il
s’intéresse à la chimie, aux arts martiaux et à la condition humaine en
général. Il a également réussi à s’infiltrer à travers tous les
différents échelons de la société anglaise, qui était extrêmement
complexe à l’époque» ajoute-t-il.

La fidélité à l’Å“uvre de Sir Arthur Conan Doyle a été une
préoccupation de tous les instants. «Sherlock Holmes est unique et, si
notre histoire se déroule dans le Londres des années 1890, nous avons
essayé de la rendre la plus contemporaine possible» précise Guy
Ritchie. Son travail a été d’autant plus aisé que, contrairement à la
majorité des gens, le réalisateur britannique n’a pas vu les
différentes adaptations cinématographiques antérieures des Å“uvres de
Conan Doyle. «J’ai une image bien précise de Sherlock Holmes depuis mon
enfance» dit celui qui avoue que tout travail derrière la caméra est
subjectif, même si un soin énorme est pris à demeurer fidèle au
matériel original.

Les séquences de combats – il y en a deux principales dans le film –
sont présentées au ralenti et tirent partie de la connaissance des arts
martiaux de Robert Downey Jr. et de Guy Ritchie. Si le réalisateur est
un connaisseur du Jujitsu, l’acteur, lui, pratique le Wing Chun Kung
Fu. Par ailleurs, dans les romans de Conan Doyle, Sherlock Holmes
pratique le Baritsu, un hybride du jujitsu, créé au XIXe siècle. Ce
qu’on voit à l’écran – notamment dans le ring de boxe du Punch Bowl, un
pub londonien dans lequel le détective vient se mesurer à différents
adversaires – est une combinaison de tout cela. Se remémorant le
tournage d’une des scènes, Robert Downey Jr confie en riant: «Guy m’a
donné comme instruction de penser à du beurre de peanut! C’était la chose la plus étrange qu’un réalisateur m’ait dit, mais cela a marché».

De la même manière, la consommation de cocaïne de Sherlock Holmes
figure dans le film, comme elle figure dans les romans et nouvelles de
l’auteur. «Ce Sherlock Holmes est coté PG-13 [NDLR : pour les 13 ans et plus. Les enfants de moins de 13 ans peuvent y avoir accès s’ils sont accompagnés par un adulte
de rappeler Robert Downey Jr. «Sherlock n’est jamais dépeint comme un
type bizarre complètement défoncé» dit-il, en précisant qu’à «l’époque
Victorienne, il était parfaitement légal et acceptable d’aller à la
pharmacie du coin pour aller acheter de la drogue». Et, pour l’acteur,
il aurait été totalement «irresponsable» de ne pas inclure la
consommation de cocaïne de Sherlock Holmes dans le film. Mais, dans le
même temps, il avoue que l’une des difficultés du long métrage a été de
«le rendre accessible au public contemporain, sans pour autant censurer
quoi que ce soit».

Jude Law, qui prête ses traits au personnage du docteur Watson a été
embauché après que Guy Ritchie et Robert Downey Jr. se soient joints à
la production. L’acteur britannique, qui ne cache pas s’être énormément
amusé pendant le tournage, s’est livré à un exercice lors de sa
préparation pour le rôle. «J’ai relu les livres, chose que je n’avais
pas faite depuis ma jeunesse, et j’ai comparé cette réinvention du
personnage avec ce qui était écrit». Cela lui a permis de «voir ce qui
avait été conservé et retiré des adaptations précédentes», travail qui
a mis en lumière «cette énergie nouvelle, ajoutée dans ce Sherlock Holmes».

Conçu à la fois pour les fans des romans de Sir Arthur Conan Doyle
et «les générations pour qui le détective n’est qu’un nom» comme
l’indique Susan Downey, femme de Robert Downey Jr et productrice du
long métrage, le Sherlock Holmes de Guy Ritchie saura-t-il
rallier ces deux publics? Réponse en salle le 25 décembre, date de
sortie de cette production au Québec et en Amérique du Nord!

Articles récents du même sujet