L’attaque des clones
will.i.am et Britney Spears présentent le vidéoclip de Scream and Shout.
Amateurs de théories du complot, prêtez-moi une oreille attentive, car je vais partager avec vous une hypothèse qui risque de vous plaire.
Je ne sais pas qui, de la CIA ou des extraterrestres, est derrière cette histoire, mais la chanteuse connue sous le nom de Britney Spears est en fait un clone, créé en laboratoire dans un but qui reste à éclaircir. Je demeure persuadé qu’il y a déjà eu une vraie Britney Spears, mais celle-ci est probablement morte au moment où elle s’est rasé les cheveux. Un savant fou a dû récupérer son corps afin de prélever un peu d’ADN avant de relancer dans le monde une créature en tout point semblable à l’originale, l’âme en moins.
Comment expliquer autrement la performance désincarnée que livre cette soi-disant Britney dans le plus récent simple de will.i.am, Scream and Shout? Bizarrement, pour une chanson dont les rares paroles, répétées ad nauseam, parlent de crier et de gueuler, Brit Brit se contente d’ânonner mollement une série de mots passés au filtre de l’Autotune, ainsi que dans un autre logiciel qui lui donne un étrange accent faussement britannique. Pas fort… Même le fameux «Britney Bitch» qui ponctue la chanson a été repiqué sur un autre disque de la «chanteuse».
Qu’en est-il du clip? Disons d’abord que la direction artistique est impeccable et léchée, que will-i.am en profite une fois de plus pour placer une quantité impressionnante de produits qu’il endosse (dont des appareils photo) et que la chanson, au final, est plutôt accrocheuse.
Quant à Britney, on la regarde bouger comme un robot et se démultiplier à l’écran, donnant à voir une armée de Stepford Wives en chaussures Louboutin. Je le répète : cette femme n’est pas humaine.
Dans l’bon vieux temps…
Elles ont beau avoir toutes les deux 32 ans, les sœurs Tegan et Sara Quin semblent nostalgiques de leur adolescence, si on en juge par leur plus récent vidéoclip, Closer.
Imaginez un party d’ados au début des années 1990 : des ballons et des guirlandes décorent un pavillon de banlieue anonyme, au milieu duquel on a placé une tente où on ira jouer à la bouteille.
On glisse une cassette de karaoké dans le magnétoscope («wow, tellement trop old school!») et on chante et danse avec abandon devant le téléviseur. Tout est léger, effervescent, amusant…
Les jumelles canadiennes, qui ont fait leurs débuts alors que la tournée Lilith Fair était à son apogée, ont d’abord charmé avec un son folk très dépouillé, dont elles s’éloignent de plus en plus avec chaque nouvel album. En entendant l’abondance de synthétiseurs sur la très pop Closer, plusieurs fans de la première heure se sont inquiétés de ce qui se trouvera sur le prochain album du groupe, qui paraîtra au début de 2013.
Il n’y a pourtant rien de nouveau dans leur démarche. Depuis quelques années, les filles ont multiplié les collaborations avec des artistes très dance (dont Tiësto et David Guetta), et leurs propres compositions intègrent de plus en plus d’éléments pop et dance. De quoi aura l’air le reste du disque? Réponse le 29 janvier.
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Nicolas Tittley est VJ et journaliste à StarMag
Du lundi au jeudi à 18 h 30 et à 23 h