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Valérie Lemer­cier dans Le petit Nicolas: Nicolas la petite peste

C’est l’invasion des adaptations de vieilles bandes dessinées. En 2010, le Québec a déjà vu débarquer Lucky Luke et Largo Winch. Il est maintenant prêt à accueillir Le petit Nicolas, ce personnage iconique créé en 1959 par René Goscinny et dessiné par Jean-Jacques Sempé. La transposition cinématographique imaginée par le cinéaste Laurent Tirard (qui s’affaire à développer Astérix chez les Bretons) relate les aventures de ce héros des jeunes (sous les traits de Maxime Godart) qui est convaincu que ses parents (Valérie Lemercier et Kad Merad) lui préparent un petit frère.

«Quand j’étais jeune, cette bande dessinée m’a?musait beaucoup, se remémore Valérie Lemer?cier pendant une conversation téléphonique. Ça me faisait vraiment rire aux éclats. Mon père m’en lisait. J’ai été bercée et élevée au Petit Nicolas.»

La comédienne, réalisatrice et humoriste française, qui était récemment à l’affiche d’Agathe Cléry et de Musée haut, musée bas ,n’a cependant jamais relu les bouquins depuis qu’elle est adulte. Un détail qui ne l’a jamais dérangée lorsqu’elle incarnait cette figure d’autorité légèrement névrosée. «Je ne me souviens absolument pas du personnage de la mère. Dans les livres, elle était très peu présente, éteinte, dans sa cuisine. Les scénaristes en ont fait une femme de caractère qui voulait s’émanciper, travailler, passer son permis. Je ne l’ai su que plus tard, mais ils avaient écrit ce personnage en pensant à moi.»

Celle qui a notamment mis en scène Palais royal! n’a donc eu aucune difficulté à tenir tête au populaire Kad Merad (Bienvenue chez les Ch’tis) et à tirer son épingle du jeu parmi les nombreux enfants présents sur le plateau. «Durant les tournages, on a parfois envie de mettre un peu notre touche personnelle et d’ajouter des phrases. Là, les situations étaient tellement fortes que ce n’était pas nécessaire. Ce qui est marrant et assez nouveau pour moi, c’est que je n’avais jamais joué un rôle de mère. Et mon personnage est avant tout une maman; elle n’a même pas de prénom, cette femme! »

Les limites de la gloire

Même si rien n’a encore été officiellement annoncé, ce ne serait pas surprenant qu’une suite se développe. Un projet qui pourrait très bien intéresser Valérie Lemercier. «Pourquoi pas! Si c’est aussi ou plus drôle que le premier, je ne dis pas non. On m’a proposé Les visiteurs 2, et puisque j’avais trouvé le scénario moins drôle, je ne l’ai pas fait. La seule raison de faire ce film, c’est qu’il soit plus réussi, qu’il apporte quel?que chose de nouveau.»

À l’instar d’Avatar aux États-Unis, Le petit Nicolas a été le plus populaire de 2009 dans son pays d’origine, avec plus de 5,45 millions d’entrées. Le long métrage n’a toutefois été retenu que dans une seule catégorie à la prochaine cérémonie des César : celle de la meilleure adaptation pour Laurent Tirard et Grégoire Vigneron. «Les César ne sont pas là pour honorer des films qui ont eu un gros succès au box-office», rappelle celle qui, en compagnie de Gad Elmaleh, en assura l’animation.

Le petit Nicolas
En salle dès aujourd’hui, et présenté chaque jour durant le FIFEM, du 27 février au 7 mars.

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