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Critiques CD de la semaine du 29 mars au 1er avril 2010

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Karkwa, Emmanuelle Seigner, Richard Séguin, Inner Circle et Julie Hamelin.

Un grand cru
Karkwa
Les chemins de verre (
4/5)

On ne pensait jamais pouvoir fredonner les chansons de Karkwa. Voilà qui est fait. Les chemins de verre est sans doute l’album le plus pop du quintette. La facture impressionniste y est toujours (Le pyromane), mais la formation a su pondre des mélodies si fortes qu’elles réussissent à surmonter les arrangements les plus éclatés. Et quand le groupe délaisse les atmosphères chargées au profit de guitares acoustiques (Marie tu pleures), le résultat est irrésistible. Parmi les plus belles pièces de l’opus, citons Moi-léger, qui évoque Patrick Watson à son meilleur, et L’acou­­phène, lumineuse malgré un texte diablement sombre.
– Marc-André Lemieux

Génération 60-70
Emmanuelle Seigner
Dingue (3,5/5)

Pour son deuxième album, la comédienne et chanteuse française, femme du réalisateur Roman Polanski, revisite la pop des années 1960-70, parfois yéyé, parfois country, parfois planante. On peut lancer des noms en exemple : Nancy Sinatra, Françoise Hardy, Serge Gainsbourg… Un joli disque bien écrit et concocté par, entre autres, Karen Ann. À souligner : les doux arrangements de cordes et de vents. Reste les faiblesses : le ton souvent léger et innocent des chansons et la «petite» voix de Seigner – même si ces deux éléments rappellent fortement les années évoquées…
– Éric Aussant

Redécouvrir
Richard Séguin
Séguin et le Grand ChÅ“ur (3,5/5)

Au lieu de nous offrir du nouveau matériel, Richard Séguin nous donne l’occasion de le redécouvrir avec son nouvel album. Sur Séguin et le Grand ChÅ“ur, le musicien québécois revisite ses plus grands succès, tout cela appuyé par une chorale de 622 chanteurs. L’album commence avec une bombe, Aux portes du matin, et ne redescend jamais en intensité au fil des 11 autres pièces. Certaines chansons sont plus douces, d’autres moins spectaculaires, mais Séguin enfile ses tubes au plus grand plaisir de ses admirateurs d’antan et de ceux qui apprendront à le connaître.
– Mathieu Horth Gagné

Ça sent l’été
Inner Circle
State of da world (3/5)

Le groupe reggae jamaïcain Inner Circle, qui compte plus de 20 ans d’histoire et autant d’albums, nous offre State of da world, un album franchement sympathique. C’est à eux qu’on doit les grands succès Bad Boys et Sweat (Ah la la la la long). Dans cet énième opus reggae aux accents pop, ils ont pu compter sur la participation de plusieurs grands noms, dont Jr. Gong Marley (fils de Bob), l’activiste rastafari Muta Baruka et le rappeur Flo Rida. Ce dernier a donné une saveur rap à la reprise de Candy Girl (sugar sugar) qui la rend plutôt chouette.
– Rachelle McDuff

Trop tranquille
Julie Hamelin
Smooth Road (
2,5/5)

Avec ce premier album, Julie Hamelin, originaire de Saint-Élie-de-Caxton, reprend des classiques du jazz anglophone. La chanteuse a une très jolie voix, tout en douceur, qui se prête bien au genre qu’elle interprète. Si la chanteuse et ses musiciens sont manifestement tous très talentueux, on souhaiterait parfois que ses arrangements musicaux, qui ne sont pas particulièrement inventifs, varient un peu plus, car on a l’impression que les pièces se ressemblent toutes. Il en résulte un disque de jazz très classique, tranquille et juste un peu trop sage, parfait comme musique d’ambiance.
– Jessica Émond-Ferrat

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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